Premières patrouilles de l’ECOMIL à Monrovia

« Nous allons commencer à patrouiller dès que possible, peut-être aujourd’hui, peut-être demain (jeudi) », a déclaré le général Okonkwo. Les soldats de la paix, dont les premiers éléments sont arrivés lundi au Liberia, restent pour l’instant cantonnés à l’aéroport international Robertsfield (50 km à l’est). Selon une source militaire ouest-africaine à Monrovia, cette première patrouille sera essentiellement symbolique, afin de rassurer la population civile de la capitale, dont de nombreux habitants commençaient déjà à sortir dans les rues mercredi matin. Les quelques véhicules blindés reçus par les soldats nigérians de la CEDEAO ne sont pas encore tout à fait prêts pour permettre des patrouilles, a indiqué cette source. Le commandant de l’ECOMIL, qui a discuté dans la matinée à l’ambassade des Etats-Unis avec les diplomates américains pour trouver un lieu de cantonnement dans le centre de Monrovia, a ensuite rencontré à l’aéroport des représentants des agences humanitaires de l’ONU arrivés à la mi-journée pour une mission d’évaluation. Le personnel étranger des Nations unies a été évacué du Liberia. Le coordinateur humanitaire de l’ONU au Liberia, Marc Destanne de Bernis, s’est déclaré « confiant » à l’issue de cette rencontre. « Je pense que nous allons mettre en place un excellent système pour venir en aide à la population libérienne », a-t-il déclaré. « Nous allons revenir dès que la sécurité le permettra, et je pense que cela pourra se faire dans les prochains jours », a-t-il ajouté. « Nous avons besoin des soldats de la paix pour avoir accès à Monrovia », a expliqué un responsable du Programme alimentaire mondial (PAM), Richard Lee, qui dispose de stocks de nourriture au port, sous le contrôle des rebelles depuis le 19 juillet. « Si les soldats de la paix y vont et nous permettent d’y accéder, alors nous pourrons commencer les distributions » de nourriture, a dit M. Lee. « Nous avons amené des biscuits énergétiques, mais c’est juste une mesure d’urgence », a-t-il indiqué. Selon le porte-parole de l’ECOMIL, le capitaine Onyema Kanu, quelque 450 éléments de la force de paix se trouvent à l’aéroport, et la moitié de la force d’avant-garde (1.500 hommes au total) dépêchée au Liberia par la CEDEO devrait être sur place avant la fin de la journée. « Nous aurions pu être là plus tôt, mais le mauvais temps hier (mardi) a perturbé les vols », a expliqué le capitaine Kanu. « Le principal problème, c’est la logistique. Notre première mission est de sécuriser et de contrôler l’aéroport et ses alentours immédiats », a-t-il indiqué.

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