Pub : les dépassements du Ramadan

Pub : les dépassements du Ramadan

"A l’exception de quelques dépassements ponctuels dont les opérateurs ont   immédiatement été saisis, les Sociétés Nationales et la Radio Méditerranée  Internationale ont globalement respecté les quotas publicitaires précisés  dans leurs cahiers de charges" au cours du mois de Ramadan, a constaté la HACA. «Les méthodes de programmation des séquences publicitaires et de  présentation des parrains et le non-respect, dans certains cas, de l’espacement minimum exigé entre deux interruptions publicitaires successives ont donné une  impression de prédominance de la publicité sur le reste des programmes  télévisuels diffusés par les sociétés nationales durant l’heure consécutive à  la rupture du jeûne», a-t-elle précisé dans un communiqué parvenu à la MAP.
La Haute autorité, qui se base dans ces constats sur un rapport élaboré pour vérifier la conformité aux cahiers de charges des programmes diffusés par les opérateurs audiovisuels durant le mois de Ramadan, assure qu’elle "continuera à préciser de concert avec ces opérateurs les modalités et mécanismes nécessaires à la meilleure satisfaction possible de leurs obligations légales en la  matière".
La HACA a également attiré l’attention des Sociétés Nationales, dans ce  rapport adopté par le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle, sur  "la confusion qui peut être engendrée chez les téléspectateurs entre certains  programmes et les messages publicitaires diffusés au début, à la fin ou en  coupure desdits programmes, en raison des similitudes dans les choix des  personnages et des mises en scènes".
Elle a aussi attiré leur attention sur "le non-respect, dans le traitement  de certains sujets, des obligations légales qui incombent aux opérateurs  audiovisuels en matière de lutte contre toutes formes de discrimination et de  respect des valeurs morales et de la dignité humaine, particulièrement en ce  qui concerne la femme et le jeune public", a ajouté la même source. La HACA a par ailleurs attiré l’attention des opérateurs audiovisuels sur  "l’utilisation dans certains programmes de divertissement de termes et de  styles linguistiques incompatibles avec la vocation des Sociétés Nationales à  répondre aux attentes du public le plus large et à celles du jeune public tout  particulièrement en matière de culture et d’éducation".
La Haute autorité a, en outre, rappelé que les missions dévolues aux Sociétés Nationales de l’audiovisuel public, en matière de soutien et de  promotion de la production nationale, nécessitent qu’"une attention  particulière soit accordée aux critères de qualité et de créativité au service  des besoins des téléspectateurs en termes de culture, d’éducation et de  divertissement".
Elle a souligné, dans ce cadre, qu’elle oeuvrera, en concertation avec les opérateurs audiovisuels, à instaurer des mécanismes opérationnels à même de contribuer à la mise à niveau de la production nationale, laquelle a été  activement amorcée par le pôle public au cours des dernières années.

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