Rabat dénonce le jeu polisarien

L’utilisation de la souffrance des 404 prisonniers militaires marocains toujours détenus en toute illégalité dans les camps de Tindouf en Algérie, est un autre crime du Polisario que la communauté internationale doit fermement condamner. C’est le message principal que le ministère des Affaires étrangères a tenu à envoyer à travers un communiqué rendu public lundi dernier et qui reflète non seulement la position officielle du gouvernement mais également l’avis de l’ensemble des partis politiques et de la société civile marocains.
"Plusieurs médias ont rapporté ces derniers jours l’information selon laquelle le « polisario » aurait décidé de régler le plus vite possible le problème des prisonniers marocains", a rapporté le communiqué. Selon la diplomatie marocaine, Ces "propos témoignent, une fois de plus, de la manière éhontée et scandaleuse avec laquelle les ennemis de l’intégrité territoriale du Maroc continuent d’exploiter un dossier strictement humanitaire à des fins bassement propagandistes".
Et pour cause, l’attitude du Polisario est, à ce titre, doublement condamnable. Tout d’abord, parce que les prisonniers marocains, qu’ils soient civils ou militaires, devaient être immédiatement libérés "dès la proclamation du cessez-le-feu en septembre 1991". Et conformément au droit international humanitaire, ces libérations ne doivent être assujetties à aucune condition. Or, le Polisario et son protecteur algérien ont fait fi de toutes les conventions internationales. Les libérations se font au compte-gouttes, moyennant de très fortes sommes d’argent versées par des Etats amis. A chaque occasion, le Polisario essaye d’en tirer profit de manière sonnante et trébuchante.
Deuxième forfait, moralement et juridiquement condamnable : l’usage politique de la misère des prisonniers. Là encore, le ministère des Affaires étrangères relève que le Polisario, à travers les propos de ces responsables, a annoncé cette libération, "sans précision de date".
Cette attitude qui dénote d’une lâcheté sans précédent, "s’inscrit dans le cadre d’un activisme soutenu qui vise principalement à détourner l’attention de la communauté internationale des graves tensions qui s’accentuent dans les camps de Lahmada, en territoire algérien", poursuit le département des Affaires étrangères. En effet, Mohamed Abdelaziz est de plus en plus décrié par les siens. Bon nombre des Marocains sahraouis séquestrés dans les camps de Lahmada, également en territoire algérien, commencent à comprendre que l’entreprise polisarienne n’avait finalement qu’un seul et unique objectif : assouvir les visées expansionnistes du complexe militaro-politique algérien. Pour en finir avec la tutelle algérienne et amorcer un retour en masse vers la mère-patrie, les séquestrés ont décidé de s’attaquer au Sahraoui le plus protégé et choyé par les militaires algériens : Mohamed Abdelaziz : celui-ci ayant une très faible assise tribale dans les camps de Tindouf et Lahmada, il est par conséquent manipulable à souhait par les services algériens.
En tout cas, la libération éventuelle des 404 soldats marocains recensés par le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) donnera le coup d’envoi à une nouvelle bataille juridique : la condamnation, pour crime contre l’humanité, tous ceux qui ont torturé, affamé et assassiné des citoyens marocains, civils et militaires, Sahraouis ou non-Sahraouis.

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