Rabat recherche un Français

Un ressortissant français fait l’objet d’un avis de recherche par la police marocaine pour son «implication» présumée dans le réseau de 24 «islamistes liés à Al Qaïda» dont le démantèlement a été annoncé lundi à Rabat, a-t-on appris mercredi de source judiciaire à Rabat. «Cet homme d’origine marocaine et répondant au nom d’Ahmed Sahnouni fait l’objet d’un avis de recherche», selon cette source. «Il est soupçonné de diriger cette cellule à partir de la France», a poursuivi la source. Lundi, le ministère marocain de l’Intérieur avait annoncé le démantèlement au Maroc d’un «réseau terroriste lié à Al Qaïda et composé de 24 membres». Il «s’apprêtait à commettre des crimes et des actes de sabotage à l’encontre des services de sécurité et d’intérêts au Maroc». La cellule recrutait des «activistes marocains pour les envoyer vers des foyers de tension, particulièrement en Afghanistan, en Irak, en Somalie et dans la zone sahélo-saharienne», toujours selon le ministère de l’Intérieur. Les «24 membres du réseau ont été arrêtés vers la mi-avril dans les villes de Casablanca, Berrechid et Kénitra, selon la source judicaire. «Ils étaient dirigés au Maroc par un Marocain appelé Youssef Toubaie», a-t-elle précisé. «Trois des 24 membres ont été arrêtés à l’aéroport Mohammed V alors qu’ils s’apprêtaient à quitter le territoire vers la Somalie», a-t-elle encore indiqué. «Parmi les objets saisis, lors du démantèlement, figurent des documents prêchant la doctrine de la Salafya Jihadia (islamisme radical) ainsi que des enregistrements vidéo relatives à (d’anciennes, ndrl) opérations de jihad exécutées notamment dans la région sahélo-saharienne». a précisé la source. «Un pistolet et des munitions volés, le 19 janvier à Casablanca, à un policier (en service) ont été également confisqués», selon les enquêteurs. Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) est actif dans la région sahélo-saharienne, une vaste région désertique couvrant le sud de l’Algérie et le nord du Mali et du Niger ainsi que le nord-est de la Mauritanie. Des journaux marocains estiment que cette «région contrôlée par des terroristes» échappe à la loi. Le ministère de l’Intérieur avait précisé lundi que le réseau comprenait quatre anciens détenus marocains condamnés pour des actes terroristes dans le royaume. «Les 24 membres du réseau seront déférés devant la justice (un tribunal antiterroriste, ndlr) à l’issue de l’enquête», selon ce ministère. Généralement, les activistes islamistes arrêtés au Maroc appartiennent, selon la presse marocaine, au courant radical de la Salafia Jihadia, un groupe marocain.

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