Rapport sur Manhasset II au Conseil de gouvernement

Le dernier Conseil de gouvernement, du mercredi 22 août, a consacré sa plus grande partie à un rapport sur la cause nationale. Sous la présidence du Premier ministre Driss Jettou, les membres du gouvernement ont suivi ce rapport portant sur les résultats du 2ème round des négociations sur le Sahara qui s’est tenu, les 10 et 11 août à Manhasset dans la banlieue new-yorkaise. La délégation marocaine a été présidée par Chakib Benmoussa, ministre de l’Intérieur. Manhasset II a été marqué par la présence de Peter Van Walsum, l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies, ainsi que la participation lors des séances d’ouverture et de clôture, de délégations d’Algérie et de Mauritanie.
«Selon le rapport, parallèlement aux discussions entre les parties concernées portant sur le fond de la question, les experts des Nations Unies ont présenté des exposés sur des questions fondamentales relatives à l’autonomie dans le cadre de l’unité territoriale telles la gestion des ressources naturelles et la gouvernance locale», a indiqué le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Nabil Benabdellah lors d’un point de presse tenu à l’issue de la réunion du Conseil.
«La délégation marocaine a rappelé les efforts consentis par le Maroc des années durant dans ces domaines et les propositions contenues dans l’initiative présentée par le Royaume, souhaitant voir évoluer la position du Polisario qui est restée figée, et les pays voisins, en l’occurrence l’Algérie et la Mauritanie, contribuer à trouver une solution définitive à ce problème», selon ce rapport.
Dans ce point de presse, le porte-parole du gouvernement a mis l’accent sur la présence des délégations d’Algérie et de Mauritanie lors de Manhasset II. «La présence des deux pays voisins à ces pourparlers est importante. Le rapport précise que l’Algérie est concernée par ce différend, car elle abrite sur son sol les camps de Tindouf dont le Haut Commissariat aux Réfugiés n’a pu recenser les populations, lesquelles, malheureusement, vivent dans des conditions déplorables. La Mauritanie, poursuit le rapport, compte un grand nombre de Sahraouis. Cela explique les liens de ces deux pays avec la question du Sahara», a-t-il souligné. Par ailleurs, ce rapport sur la cause nationale «fait part de l’optimisme et de la confiance du Maroc dans le processus de négociations en cours, et qui a été rendu possible grâce à l’importante initiative marocaine». Mais aussi «de ses regrets quant à la position figée de l’autre partie, souhaitant qu’elle réponde favorablement à l’instar du Maroc, à l’appel de la communauté internationale en vue d’engager de véritables négociations et parvenir à un consensus basé sur l’autonomie.
En fait, l’autonomie représente le cadre idoine pour régler ce conflit et répondre aux attentes de la région du Maghreb au niveau de la paix, de la stabilité et de l’intégration économique, selon la même source.
Et enfin, le rapport réitère la disposition du Maroc à poursuivre les négociations de bonne foi et sans conditions préalables sous l’égide des Nations Unies. « «Dans ce contexte, le Royaume a donné son accord de principe en vue de participer à un troisième round sans que la date ni le lieu n’aient été précisés, étant donné que le Maroc est à la veille d’échéances électorales qui déboucheront sur la constitution d’un nouveau gouvernement », a noté M. Benabdellah.

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