RNI : Osman jette l’éponge

RNI : Osman jette l’éponge

Ahmed Osman a décidé de mettre un terme à toute activité politique et de ne briguer aucune nouvelle responsabilité au sein du RNI (Rassemblement national des indépendants). C’est ce qui a été annoncé lors de la réunion des membres du Bureau exécutif de ce parti, dimanche à Casablanca au domicile de Mostafa Oukacha. Selon des sources RNI, Ahmed Osman, en contrepartie, sera dégagé de toute responsabilité concernant la gestion des finances du parti. Cette décision devrait être annoncée, ajoutent les mêmes sources, de manière officielle via un communiqué du bureau exécutif qui se réunira de nouveau ce mardi.
Lors de la réunion de dimanche, Ahmed Osman était représenté par l’un de ses proches, l’ex-ministre Abdeslam Znined.
Selon un membre du Bureau exécutif du RNI, la décision de Ahmed Osman intervient après près de deux mois de tractations avec l’instance de décision de ce parti. Le président du RNI a finalement été convaincu d’accepter le titre de "président honorifique". «Cela lui permettra de quitter ce parti par la grande porte», commente un dirigeant RNI qui affirme qu’il était grand temps que ce parti «devienne un parti d’institutions et non plus de personnes».
Ahmed Osman, par cette dernière décision, met une parenthèse à un long bras de fer qui l’a opposé au Bureau exécutif du RNI faisant également office de comité préparatoire du prochain congrès, prévu à Bouznika les 30 et 31 mars 2007. La crise entre M. Osman et ses détracteurs avait atteint son apogée quand le premier avait essayé d’amener les siens à l’organisation d’un congrès extraordinaire de mise en conformité des statuts de la cette formation avec les dispositions de la nouvelle loi sur les partis politiques.  Finalement, les membres du Bureau exécutif avaient réussi, après convocation du conseil national, naguère en hibernation, à imposer l’option d’un congrès ordinaire avec la participation de quelque 4.000 militants pour revoir les statuts du parti, mais surtout pour en revoir les soubassements idéologiques et politiques. Pour un membre du Bureau exécutif, on a tendance à croire que le RNI est «un parti fini». «Toutefois, la réalité et le dynamisme de ce parti montrent que le RNI a toujours sa place», ajoute la même source qui indique avoir été «agréablement surprise par la qualité des interventions et des débats qui ont marqué la tenue des congrès régionaux».
Ces congrès régionaux, décidés dans le cadre des préparatifs du congrès national, ont été présidés, pour la plupart par Ahmed Osman aux côtés des membres de son Bureau exécutif. Des milieux RNI y ont vu une tentative du président de revenir dans la course en nourrissant l’espoir d’une reconduction, par les siens, lors du prochain congrès. Pour la succession de Ahmed Osman, plusieurs noms de leaders RNI sont déjà avancés. Il s’agit en premier lieu de Mostafa Oukacha, président de la Chambre des conseillers et président du comité préparatoire du quatrième congrès national.
Le RNI est partie prenante à l’actuelle coalition gouvernementale avec une équipe de cinq ministres en plus d’un secrétaire d’Etat.

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