Saâd Chraïbi dérape

Dans un entretien accordé cette semaine à «La gazette du Maroc», le cinéaste Saâd Chraïbi a parlé avec beaucoup de désinvolture d’un sujet qui fait l’actualité. Il a eu des arguments qui étonnent par leur teneur. Interrogé sur la polémique autour du film de Nabil Ayouch, il utilise des mots d’une légèreté étonnante et remplis de considérations racistes et xénophobes : «Lui, il a franchi plus qu’un pas. Un peu plus de trois, par manque d’appréciation de la composante sociale marocaine. Il a toujours vécu en France, sa mère est française et ça ne fait que 4 ou 5 ans qu’il est au Maroc. Disons qu’il n’a pas encore acquis le degré de réceptivité nécessaire.» Saâd Chraïbi se lance, cette fois-ci dans un élan de racisme anti-jeune, dans une autre diatribe contre l’âge de celui dont il parle: «c’est normal, il est jeune et il veut aller plus vite que la machine». C’est avec ce genre de discours et ce genre de valeurs étrangères aux valeurs fondamentales de notre culture que Saâd Chraïbi espère jouer les premiers rôles dans le cinéma national. C’est tout simplement regrettable.

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