Scrutin : l’UC proteste et livre sa vision

Scrutin : l’UC proteste et livre sa vision

«Sa Majesté le Roi avait demandé au gouvernement, lors de l’ouverture de la session parlementaire de 2004, de procéder à une consultation élargie pour que chaque parti puisse dire clairement sa position sur le prochain mode de scrutin. Or, aujourd’hui, nous sommes surpris de constater que nous n’avons pas été consultés», a déclaré à ALM le secrétaire général de l’Union constitutionnelle (UC), Mohamed Abied, à la suite de la réunion, hier dimanche à Tanger, du bureau politique du parti. Selon M. Abied, le gouvernement aurait «privilégié» les partis de la majorité, dans ce processus de consultations, au détriment de l’opposition, ce qui est de nature à  le dévier de son objectif de départ tracé par SM le Roi, en l’occurrence l’obtention d’un « consensus constructif » sur le prochain mode de scrutin.
Dans un communiqué, le bureau politique de l’UC affirme que "compte tenu de l’approche suivie par le gouvernement dans le traitement de cette question, il y a lieu de constater qu’elle est basée sur la logique de la majorité gouvernementale (…) et la non-implication de l’opposition dans les concertations (…) Cette approche ne répond en aucune manière aux instructions Royales contenues dans le discours de SM le Roi lors de l’ouverture de la première session de la 4ème année législative, ordonnant au gouvernement de travailler dans un cadre de consultation élargie, et de consensus constructif». Toujours selon le BP de l’UC, le gouvernement aurait « failli à son engagement moral et politique, lorsqu’il a commencé à traiter la question du mode de scrutin sur la base de la majorité gouvernementale et en limitant ses consultations à la majorité». L’UC compte bien se faire entendre et il le fait savoir. Quant à sa préférence s’agissant du mode de scrutin, elle ne va pas pour le scrutin de liste.
«En déclarant notre rejet de cette attitude qui exclut les partis de l’opposition des concertations en vue de parvenir à des choix consensuels au sujet de la loi électorale en général et du mode de scrutin en particulier, nous rappelons au gouvernement que les Hautes instructions Royales à ce propos ordonnent clairement au gouvernement de travailler dans un cadre de consultation élargie et de consensus constructif», insiste la direction de l’UC. Et de regretter cette «situation instable dans laquelle vit le champ politique avant toute consultation populaire». Mais, quelle solution pour introduire une bonne dose de stabilité dans un paysage de moins en moins lisible ?
«Nous sommes, par la même occasion, étonnés face à l’attitude de certaines parties qui essayent toujours de détourner l’attention populaire en la focalisant sur le mode de scrutin». Par ailleurs, l’UC a appelé à l’élaboration d’un Code électoral applicable sur la plus longue période, déplorant en même temps que la sortie de ce Code ait accusé beaucoup de retard. Le patron de l’UC a rappelé, à cette occasion, la déclaration de SM le Roi quand il avait lancé, en octobre 2004, un appel au gouvernement pour que ce Code électoral soit adopté un an avant la date des élections de 2007.

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