Séquestrés : L’appel de Tindouf

Le "Mouvement pour le changement et la réforme", une formation de l’opposition au sein des camps de Tindouf (sud de l’Algérie), a appelé les Nations Unies, les organisations internationales et la Minurso à intervenir d’urgence pour lever le siège imposé aux séquestrés des camps qui souffrent des violations perpétrées par les dirigeants du "Polisario" à leur encontre.
Dans un communiqué distribué cette semaine à l’intérieur des camps, le mouvement a appelé la communauté internationale à agir pour la libération des séquestrés de l’emprise du "Polisario" et leur permettre de regagner le Maroc, notamment après l’intensification des actes de répression systématique que les séparatistes font endurer aux séquestrés, au mépris des droits de l’Homme et de la dignité humaine.
Le "Mouvement pour le changement et la réforme", qui regroupe nombre d’anciens militaires, d’étudiants et d’intellectuels, a dénoncé les conditions pénibles dans lesquelles vivent les séquestrés de Tindouf, qui souffrent le martyr à cause de la faim, et ce malgré les aides financières conséquentes octroyées aux dirigeants du "Polisario" par l’Union européenne et certains pays en contrepartie de la libération de séquestrés.
Le communiqué révèle qu’aucune trace de ces aides financières internationales, estimées à près de 41 millions de dollars, n’est visible dans les camps, accusant les responsables de les détourner pour les placer dans des comptes bancaires à l’étranger, préférant ainsi s’enrichir au détriment des séquestrés.
Les dirigeants du Polisario sont plus préoccupés à détourner les aides qu’à mettre fin à ce problème et lever le siège imposé aux habitants des camps, estime le mouvement tout en dénonçant la situation qui prévaut, et qui suscite la colère et l’amertume des populations.
Cette situation pousse d’ailleurs ces populations à se soulever et à manifester contre les dirigeants du "Polisario", responsables du drame qu’elles  endurent, et qui constitue une manne pour les chefs des séparatistes, partisans  du statu quo, dans la mesure où ils préfèrent troquer la tragédie des séquestrés contre les aides humanitaires internationales.

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