Sondage : le haj est trop cher

La majorité des lecteurs d’ALM ayant participé à notre sondage sur les coûts du pèlerinage, trouve les prix des packages de Haj, variant entre 30.000 et 50.000, DH non  raisonnables. 62,1% des internautes interrogés, soit 1058 lecteurs, pensent que ces prix sont exorbitants. Pour pouvoir faire son pèlerinage, un pèlerin doit au minimum débloquer une somme de 30.000 DH, soit l’équivalent de dix mois de travail pour un fonctionnaire de l’échelle neuf. Certaines personnes se trouvent ainsi obligées à recourir aux crédits. La majorité des internautes interrogés trouvent cette situation aberrante surtout que la qualité des services n’est pas toujours garantie, à cause principalement du nombre énorme des agences de voyages qui ont poussé ces dernières années comme des champignons. Ce qui augmente le risque de se faire arnaquer.
Bref, selon ces lecteurs, une baisse des tarifs serait fortement recommandée. Le tiers des internautes qui ont réagi au sondage partage cette idée. Ainsi, 31,8% des personnes sondées, soit 542 lecteurs, trouvent ces prix élevés. Devant ce second pourcentage, le verdict est sans appel : le pèlerinage coûte cher. Sans aller à qualifier les tarifs d’exorbitants, ces derniers espèrent eux aussi que les prix doivent baisser. Enfin, seulement 6,1% des lecteurs d’ALM trouvent ces tarifs corrects. Pour eux, les prix des packages proposés par les agences de voyages correspondent à la qualité du service. Les pèlerins qui optent pour les agences de voyages doivent payer entre 30.000 et 50.000 DH pour un package tout compris.
Les critères qui définissent ces prix sont généralement en relation avec le standing du logement une fois en Arabie Saoudite. Ils sont aussi liés aux autres commodités et prestations. Les 30.000 DH sont payés par les pèlerins à revenus faibles et les agences de voyages, en principe, sont tenues de réserver un quota pour cette catégorie de fidèles.
L’opération du Haj a toujours suscité une grande polémique. En effet, chaque année plusieurs agences de voyages remettent en cause la répartition des quotas du Haj. Elles se disent « discriminées » et que le partage n’est pas équitable. Cette année, la commission, ayant procédé à la sélection des heureux bénéficiaires, a déclaré que l’opération s’est passée dans la transparence. La commission a ajouté que la sélection s’est basée sur des critères objectives. Parmi les 272 demandes enregistrées, 184 ont été admises à partager 10 400 quotas.

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