Stupéfiants : le Maroc félicité

Stupéfiants : le Maroc félicité

Le Maroc bon élève. Le Royaume a été félicité par l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) pour ses efforts visant l’éradication des cultures du cannabis. Selon les conclusions de ce rapport faisant état de la situation générale des stupéfiants dans le monde, les efforts du Maroc ont permis de réduire les superficies cultivées en cannabis de l’ordre de 10 % en 2004 par rapport à l’année 2003. La même réduction a été enregistrée, pour la même période, en ce qui concerne la production de résine de cannabis. L’OICS a appelé la communauté internationale, dans ce rapport rendu public le 1er mars 2006 à Vienne et à New York, à "soutenir autant que faire se peut" les efforts du gouvernement marocain dans ses efforts et notamment dans le cadre de la campagne d’éradication des cultures du cannabis lancée en mai 2005. Pour rappel, le Maroc a lancé, à cette date, un programme "Provinces sans cannabis". Le ton a été donné dans la province de Larache où cette campagne a permis de venir à bout de superficies cultivées en cannabis estimées à 3.697 hectares. L’essentiel de ces cultures se concentrait au cercle de Ksar El Kébir avec une superficie globale de 2.870 hectares et notamment dans les localités dites «Tattasset» et «Boujedyane».
Toutefois, le rapport de l’OICS relève que le Maroc demeure l’un des plus grands fournisseurs mondiaux de résine de cannabis. Le Royaume, à en croire ce rapport, est responsable de 40 % de la production mondiale de résine de cannabis et demeure aussi le principal fournisseur de l’Europe avec 80 %.
En 2004, et sur les 1.500 tonnes de résine de cannabis saisies dans le monde, 87 tonnes l’ont été au Maroc. Le rapport de l’OICS, dans la partie réservée aux "principaux faits nouveaux" en Afrique, reproche toutefois au Maroc l’insuffisance des contrôles et notamment aux ports et aux frontières terrestres. Il lui est également reproché l’absence d’une législation adéquate en matière de contrôle des drogues en général. Cependant, les efforts de contrôle au Maroc auraient été derrière, et pour beaucoup, dans une nouvelle tendance qui veut que les trafiquants de résine de cannabis optent de plus en plus pour les pays de l’Afrique de l’Ouest, le long du Golfe de Guinée.
L’Afrique en général est présentée comme deuxième producteur mondial de résine de cannabis après l’Amérique du Nord. Le continent noir en produit 28 %, soit quelque 12.000 tonnes par an. L’OICS est un organe de contrôle indépendant chargé de surveiller l’application des traités internationaux relatifs au contrôle des drogues. Il a été établi en 1968 par la Convention unique sur les stupéfiants adoptée sept ans auparavant. Actuellement, il est présidé par l’Iranien Hamid Ghodse.

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