Tindouf : le Maroc exige le recensement des séquestrés

Le Maroc a formulé des réserves sur le budget proposé aux populations séquestrées à Tindouf pour l’exercice 2006 du Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR). Ce dernier avait promis, l’année dernière, de communiquer une réponse au Maroc au sujet de l’enregistrement des populations des camps de Tindouf. Mais il n’a pas tenu ses engagements.
Le Maroc rejette le chiffre de 165.000 personnes dites réfugiées à Tindouf, des statistiques basées sur l’estimation algérienne depuis 1982. "Elles n’ont enregistré, depuis plus de deux décennies, ni décès ni naissance ni retour à la mère patrie ou déplacement dans d’autres pays", s’est interrogé Azzeddine Farhane, chargé d’Affaires par intérim de la Mission du Royaume du Maroc à Genève.
Et d’ajouter : "ces populations n’ont fait l’objet d’aucune opération de recensement, ni avec les procédés usuels ni par les techniques d’enregistrement les plus fiables, notamment le projet Profile, déjà opérationnel depuis deux ans dans un grand nombre de pays africains et ce en violation des résolutions de l’Assemblée générale de l’ONU".

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