Tindouf, un désastre de l’humanité

L’écrivain algérien Rachid Boujedra s’est interrogé jeudi dans "une lettre de Tindouf" publiée par le journal “El Watan“, sur la nature du "Polisario" et son objet, en se demandant "s’il s’agit simplement de créer une caste dominatrice de nouveaux riches". "Quel Polisario ? et pourquoi faire?", s’interroge-t-il avant de répondre dans ces termes : «Pour faire de nouveaux riches, dans une société décimée par le clanisme, la structure des classes bien classifiées. Rigides. Méchamment ségrégationnistes où les séquelles de l’esclavage sont encore là. Mais mal dissimulées. Camouflées. Foulées et pourtant si réelles». “Tindouf comme un petit désastre de l’humanité. Un ersatz de l’humaine condition, un haut lieu de tous les trafics". L’écrivain algérien rapporte, se fiant aux rumeurs circulant à Tindouf, "ce  mauvais désert, sans pétrole", que "les Sahraouis, qui débordent des camps et pour certains vite enrichis, vite devenus des nababs qui investissent la ville, investissent dans la ville, font fortune dans l’immobilier, s’installent dans l’administration nationale ou presque".
Il qualifie les camps de "conglomérat hétéroclite et anarchique où s’entassent depuis 30 ans une cinquantaine de milliers de réfugiés", avant de se demander s’il s’agit "de réfugiés pour la vie", s’ils sont "vraiment des réfugiés ou des spectres parqués dans l’horreur de la boue, des vents coulis et  du froid en ce mois de février" durant lequel le "Polisario" fête le soi-disant 30-ème anniversaire de la création de la pseudo "RASD".

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