Une délégation sahraouie en Floride

La délégation de Sahraouis, actuellement en visite aux Etats-Unis pour une campagne d’information et de sensibilisation sur  le calvaire enduré par les Marocains séquestrés dans les camps de Tindouf, a quitté, samedi, Washington pour Miami, en Floride, où elle doit avoir une série d’entretiens avec les dirigeants de la communauté cubano-américaine et les médias locaux. Les sept membres de la délégation doivent ainsi rencontrer des congressmen de l’Etat de Floride, dont Lincoln Diaz-Balart et Mario Diaz-Balart, des membres de plusieurs groupes et associations cubano-américains, dont des associations d’étudiants et les dirigeants de la Fondation nationale cubano-américaine.
Les membres de la délégation, qui ont tous souffert de plusieurs formes de tortures physiques et psychologiques infligées par les séparatistes du  »Polisario », vont informer leurs interlocuteurs sur les souffrances et le déchirement que vivent les familles sahraouies, séquestrées dans les camps de Tindouf, le supplice des parents sahraouis dont les enfants ont été enlevés par  le "Polisario" et déportés à Cuba pour subir un endoctrinement politique et une  instruction militaire, et le traumatisme de ces enfants déportés qui vivent séparés de leurs parents pendant 10, 12, voire même 15 ans sans le moindre contact avec eux.
Ils vont également apporter, lors de leurs entretiens ainsi que lors d’interviews avec des médias locaux, des témoignages vivants sur les souffrances tant physiques que morales endurées aussi bien par les enfants déportés à Cuba que par leurs parents, des civils sans défense, que le Polisario retient en otage, les contraignant à rester dans les camps de Tindouf  s’ils veulent un jour revoir leurs enfants.
Trois membres de cette délégation, à savoir Mme Saâdani Ma Oulainie, Mme Ghalli Bentaleb et M. Tahar El Aoud, font partie des milliers d’enfants qui ont été arrachés de leurs familles et déportés à Cuba alors qu’ils n’étaient âgés que de 11 à 12 ans.
Un autre membre de la délégation, Hossein Taleb, incarne lui la souffrance des parents qui ont été, à cause de cette politique de déportation, privés de voir grandir leurs enfants, de les éduquer et de les entourer de leur amour.
Lors de sa visite à Washington, cette délégation a eu d’intenses activités et contacts avec des congressmen et des responsables de l’Administration ainsi qu’avec des leaders religieux, des acteurs de la vie sociale, des militants des droits humains et des journalistes.

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