Youzarcif, une leçon d’amour

Youzarcif, une leçon d’amour

Tous ceux qui ont suivi la série Youzarcif sur certaines chaînes satellitaires ont été impressionnés par le travail formidable réalisé par tous ceux qui ont collaboré à sa réalisation. Un casting judicieux, une mise en scène magistrale, un décor parfait et un scénario réussi. La série pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de la voir est un travail réalisé par des Iraniens en collaboration avec des acteurs syriens. Elle narre l’histoire du Prophète Youssef que le salut soit sur Lui. Le téléspectateur suivra durant les 45 épisodes l’histoire fabuleuse de Youssef depuis sa naissance jusqu’à l’installation de ses parents et de ses frères en terre d’Egypte. Ce qui donna lieu à la naissance des Banou Israël. Israël, faut-il le rappeler, est le prénom pris par le Prophète Jacob à son arrivée en Egypte en compagnie de sa descendance. Les «Banou Israël» sont donc les descendants directs de ce Prophète.
Mais, au-delà des aspects techniques brillamment gérés par les producteurs et hormis la passionnante histoire de Youssef, l’une des particularités de cette série est qu’elle donne une présence réelle au personnage principal et non virtuelle comme ce qui se fait dans les productions arabes. Dans le monde arabe, les Prophètes et même leurs compagnons ne sont pas personnifiés dans les productions télévisées ou cinématographiques. Toutes les œuvres relatant l’histoire des prophètes ont été faites sans le personnage principal. Et au lieu de faire jouer le rôle par un acteur, on fait juste de la narration.
Au nom de quel interdit, les sunnites se sont-ils imposés cette règle ? Une question qui s’impose après la réussite sans précédent de la série Youzarcif. Des millions de gens notamment dans le monde arabe l’ont regardé et l’ont apprécié. Ces millions de gens ont appris à aimer ce Prophète. Et ils ont compris une chose importante : qu’il soit appelé Youssef, Youzarcif, ou Joseph, ce personnage incarnait toutes les valeurs universelles de bonté, de pardon, et surtout d’amour.

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