100 adlistes arrêtés

100 adlistes arrêtés

Les forces de police ont arrêté, lundi 3 juillet 2006, 100 femmes membres d’Al Adl Wal Ihssane pour "réunion illégale". Au début de l’après-midi de la même journée, selon une source adliste, les femmes arrêtées n’étaient pas encore remises en liberté. Le même jour, en relation avec les activités de la Jamaâ à Béni-Mellal, le parquet de cette ville a convoqué et décidé de poursuivre trois figures de proue d’Al Adl. Le procès de ces derniers a été fixé à la date du 11 juillet 2006. Dans cette même ville, tard dans la soirée de jeudi dernier, onze étudiants de la mouvance adliste ont été condamnés à des peines allant de 1 à 4 mois de prison ferme assorties de légères amendes. Ces étudiants, dont plusieurs jeunes filles inscrites à la Faculté des lettres de Béni-Mellal, étaient poursuivis pour violence à l’encontre de fonctionnaires publics. Il y a plusieurs semaines, ils avaient investi, de force, le doyen de cette faculté pour protester contre ce qu’ils considèrent comme "décisions arbitraires" prises à l’encontre de certains d’entre eux par le conseil de discipline de l’établissement universitaire.
Dans la soirée de dimanche à lundi, ce sont les villes d’El Hajeb et Azrou qui ont de nouveau renoué avec la tension. Les forces de police y ont mis fin à plusieurs réunions illégales tenues dans les domiciles respectifs de responsables d’Al Adl pourtant avertis auparavant de l’illégalité de leurs actions. Une seule personne a été arrêtée à El Hajeb.
Pour les mêmes motifs, les autorités d’Aït Melloul ont procédé, samedi dernier, à l’arrestation de quatre adlistes qui sont passés outre les avertissements qui leur ont été adressés pour tenir des réunions dans plusieurs domiciles des adeptes de Abdeslam Yassine. A Sidi Slimane, les autorités ont du faire preuve de fermeté, samedi dernier, pour disperser une manifestation d’Al Adl qui se voulait en faveur du peuple palestinien.
A Oujda, chef-lieu de l’Oriental et fief d’Al Adl, huit personnes ont été arrêtées, samedi dernier, avant d’être relâchées après vérification de leur identité. Les adlistes d’Oujda (mais aussi de Nador et de Zaïo) semblent avoir pris beaucoup d’"audace" après le bras de fer engagé entre Mohamed Abbadi (et sa garde rapprochée) et les autorités de la ville. Mohamed Abbadi, qui a comparu de nouveau devant la justice, jeudi dernier, reviendra devant la cour le 21 septembre 2006.
Averti à maintes reprises, il a continué à organiser des réunions chez lui en présence de dizaines de adlistes. Son domicile ayant été fermé par les autorités, il n’a pas hésité à en casser les scellés.
Al Adl Wal Ihsane, malgré la mise en garde du ministère de l’Intérieur, a décidé d’aller de l’avant dans l’organisation de ses activités et notamment les fameuses "portes ouvertes" à travers tout le Royaume.

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