20 personnes tuées et 1.158 blessées dans des accidents de circulation en une semaine

La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a indiqué dans son communiqué que durant la semaine allant du 23 au 29 janvier vingt personnes ont été tuées et 1.158 autres blessées, dont 86 grièvement, dans 860 accidents de la circulation survenus dans le périmètre urbain.
Un bilan qui en dit trop et qui ne s’est pas vu en baisse malgré l’application du nouveau code de la route, adopté par le Parlement le 1er octobre 2010. Le même bilan intervient juste après le redémarrage du mouvement de protestation des transporteurs qui désapprouve le «caractère oppressif» de ce code.
Nous assistons aujourd’hui à un bras de fer en crescendo entre l’application et la transgression de ce code. Dès le départ, il n’a jamais fait l’objet d’une adoption unanime par les machinistes.
Ceux-ci estiment qu’après son application, ils ont vu la partie immergée de l’iceberg et trouvent que les règles du code sont pour la plupart privatives de liberté dans une profession où les risques de métier sont très fréquents. Si le code a déjà pris deux ans pour qu’il soit adopté, c’est qu’il a certainement fait objet de divers débats et multiples négociations des responsables. Pourtant la question existentielle à laquelle il faut répondre sera liée naturellement aux retombées du nouveau code. Après un peu plus d’un an d’application, nos routes sont, elles devenues moins meurtrières qu’elles ne l’étaient ? Assistons-nous à un respect croissant des priorités et des panneaux de signalisations ? Rien n’a changé. Les accidents sont encore le plus souvent attribués au non-respect de la signalisation, au dépassement défectueux, la circulation en sens interdit, l’inadvertance des piétons, l’excès de vitesse, la conduite en état d’ébriété, etc. Les services de Sûreté lors des opérations de contrôle et de répression des infractions de la circulation ont enregistré pour la même période précitée 7.625 contraventions et rédigé 4.026 procès-verbaux, lesquels ont été soumis à la justice, ainsi que 3.599 amendes à l’amiable. Les chiffres sont alarmants, et la vigilance reste de mise. Roulez prudent.

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