50 milliards de dirhams : Le coût de la corruption chaque année

50 milliards de dirhams : Le coût de la corruption chaque année

C’est l’équivalent de 5% du PIB du Maroc selon El Othmani

Les 5% du PIB peuvent contribuer au financement du budget de pas moins de 150 hôpitals standardisés aux meilleures normes sur le plan technique et sanitaire ainsi que 300 établissements scolaires entièrement équipés.

Le chef de gouvernement Saâd Eddine El Othmani émet des chiffres sur le coût annuel de la corruption pour le Maroc. Le numéro un de l’Exécutif a fait savoir que la corruption sous toutes ses formes (malversations, clientélisme,…) fait perdre au Maroc chaque année pas moins de 5% de son PIB (Produit intérieur brut), soit l’équivalent à peu près de 50 milliards de dirhams (ndlr: le PIB annuel du Royaume est estimé à un peu plus de 1.000 milliards de dirhams). El Othmani qui est également secrétaire général du Parti de la justice et du développement, s’exprimait devant les membres du forum des compétences de son parti. Il a expliqué que les pertes liées à la corruption représentent un manque à gagner important qui aurait pu financer des infrastructures de base, notamment dans les secteurs sociaux (santé, éducation). Le chef de gouvernement s’est fait plus explicite en indiquant que les 5% du PIB peuvent contribuer au financement du budget de pas moins de 150 hôpitals standardisés aux meilleures normes sur le plan technique et sanitaire ainsi que 300 établissements scolaires entièrement équipés. Ces données représentent ainsi le coût réel de la corruption et l’ampleur des pertes à la fois pour le Maroc et les Marocains.

Face à cette situation, le chef de gouvernement a expliqué que des mesures sont prises pour endiguer ce phénomène. El Othmani a affirmé, dans ce sens, que le gouvernement travaille d’arrache-pied afin de lutter contre toutes les formes de corruption appelant à ne pas sous-estimer les efforts consentis depuis un bout de temps déjà. Selon la même source, les données de certains rapports internationaux concernant l’ampleur du phénomène et le tableau sombre brossé par certains classements ne doivent pas occulter les progrès réalisés dans le domaine de la lutte menée par les responsables publics. Il a ainsi expliqué que les rapports des inspections générales de tous les ministères sont régulièrement et automatiquement transmis au chef de gouvernement. Ces rapports sont par la suite examinés pour prendre les décisions qui s’imposent. El Othmani a assuré que tous les dysfonctionnements avérés sont transférés au parquent général pour l’ouverture d’une enquête ajoutant que le gouvernement fait un travail «colossal» afin de lutter contre les formes de corruption.

Il a annoncé que l’équipe gouvernementale travaille à colmater toutes les brèches et les lacunes utilisées par les personnes malintentionnées principalement dans le domaine législatif et règlementaire. Il a notamment cité l’exemple de la loi relative aux appels d’offres publics. Par ailleurs, le chef de gouvernement a mis un post sur Facebook se félicitant des progrès réalisés dans les domaines socio-économiques mais également ceux de la gouvernance et de la lutte contre la corruption. Il a indiqué que les premiers fruits de ces efforts se sont déjà fait ressenti mais que le droit de réserve empêche de communiquer dessus publiquement.

Reddition des comptes

SM le Roi Mohammed VI avait donné ses Hautes instructions au ministre de l’intérieur pour prendre les mesures nécessaires en vue d’une meilleure efficacité et une rationalisation exemplaire des ressources humaines parmi le corps des agents d’autorité, et ce à travers la consécration des critères de compétence et de mérite dans la nomination aux postes de responsabilité au sein de ce corps, indique le ministère de l’intérieur.

A la lumière de ce qui précède, une nouvelle procédure sera adoptée et appliquée dans la nomination dans les postes de responsabilité au sein de ce corps, fondée sur la mise en valeur des compétences et l’application des principes du mérite et d’égalité des chances. Le principe constitutionnel de reddition des comptes sera appliqué à l’encontre de quiconque aura failli dans l’exercice de son devoir et de ses responsabilités professionnelles, relève le ministère, précisant que cette mesure n’exclura aucun niveau de responsabilité au sein du corps des agents d’autorité.

Une instance de la probité

SM le Roi Mohammed VI avait donné ses Hautes instructions au ministre de l’intérieur pour prendre les mesures nécessaires en vue d’une meilleure efficacité et une rationalisation exemplaire des ressources humaines parmi le corps des agents d’autorité, et ce à travers la consécration des critères de compétence et de mérite dans la nomination aux postes de responsabilité au sein de ce corps, indique le ministère de l’intérieur.

A la lumière de ce qui précède, une nouvelle procédure sera adoptée et appliquée dans la nomination dans les postes de responsabilité au sein de ce corps, fondée sur la mise en valeur des compétences et l’application des principes du mérite et d’égalité des chances.

Le principe constitutionnel de reddition des comptes sera appliqué à l’encontre de quiconque aura failli dans l’exercice de son devoir et de ses responsabilités professionnelles, relève le ministère, précisant que cette mesure n’exclura aucun niveau de responsabilité au sein du corps des agents d’autorité.

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