57% des tribunaux sont en bon état

57% des tribunaux sont en bon état

La période entre 2016 et 2018 serait-elle suffisante pour que les tribunaux marocains soient dans un bon état ? En tout cas, Mustapha Ramid, affichant son satisfecit, mercredi à Rabat, lors de la présentation du bilan de la réforme engagée par son département, désire atteindre un taux de 100% de tribunaux en bon état d’ici 2018.

Quelques données chiffrées
Pour l’heure, 57% des tribunaux sont en bon état, 22% le sont moyennement et 21% sont dans un état déplorable. «L’année 2016 sera marquée par le lancement de chantiers des tribunaux qui sont dans un état déplorable ou ceux de moyen standing», précise le ministre de la justice et des libertés dont le mandat est quasiment à terme. Alors quelles sont les garanties à la poursuite de ces chantiers abondant dans le sens de la réforme ?

Benkiran à Ramid : «Reste!»
C’était à Abdel-Ilah Benkiran de répondre à ALM : «L’Etat ne se base pas sur des personnes mais sur des institutions qui s’inscrivent dans la continuité». En s’adressant à M. Ramid, le chef de gouvernement a caressé l’espoir de voir le ministre de la justice et des libertés toujours dans son poste au cas où le PJD remporte les prochaines élections. A propos de son appartenance partisane, M. Ramid précise que «la réforme lancée n’est pas fondée sur le programme du parti».

Les projets de Ramid
La présentation du bilan de son département était l’occasion pour le ministre de la justice et des libertés de se prononcer sur ses projets. «Un projet de décret fixant les honoraires des notaires sera réalisé, dans les jours à venir, pour la première fois», indique M. Ramid en qualifiant ce texte de «très important et sensible». Aussi, un centre d’appels sera installé pour répondre à toutes les questions posées par les citoyens dont celles n’ayant pas trait à la corruption. De surcroît, une cellule sera, selon le ministre, destinée à l’étude des rapports du Conseil supérieur des comptes. En outre, quatre groupes régionaux seront bientôt créés pour accompagner les parquets généraux à Rabat, Casablanca, Fès et Marrakech. L’objectif étant de trouver les moyens susceptibles de contribuer aux enquêtes relatives aux affaires pénales entre autres. Et ce n’est pas tout ! Les lois organiques relatives au Conseil supérieur de la magistrature et au statut fondamental des magistrats seront définitivement approuvées dans les prochains mois.

Les recommandations de Benkiran
Pour le chef de gouvernement, les allocations constituent «un concept admissible et légitime». «Je vous jure que votre situation sera améliorée», enchaîne Abdel-Ilah Benkirane en s’adressant aux magistrats présents à l’événement.  Selon ses dires, les allocations touchées par cette catégorie sont carrément insuffisantes et n’égalent pas l’effort fourni. «Le juge est censé jouir de tous ses droits afin de travailler tranquillement», estime le chef de gouvernement.

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