A l’hégémonie et l’emprise des médias occidentaux sur l’opinion publique et les décideurs au Maroc,La presse marocaine dit…BASTA !

A l’hégémonie et l’emprise des médias occidentaux sur l’opinion publique et les décideurs au Maroc,La presse marocaine dit…BASTA !

Toute la profession journa-listique marocaine est indi-gnée par l’affaire des deux prétendus journalistes fran-çais Eric Laurent et Catherine Graciet interpellés jeudi 27 août à Paris pour avoir tenté de faire chanter SM le Roi Mohammed VI. Mais au-delà de la ferme dénonciation et de la gravité de ces actes, les hommes et les femmes de la presse marocaine contactés par ALM sont unanimes par rapport aux enseignements à tirer de cette affaire.

Abdel-hamid Jmahri, directeur de la rédaction du journal «Itihad Ichtiraki», parle même d’une onde de choc. ««Il s’agit d’une onde de choc qui frappe de son souffle une partie de l’élite médiatique. A mon avis, il s’agit d’un nouvel épisode d’une longue série d’attaques visant le Maroc ces deux dernières années. Je songe notam-ment aux accusations de torture contre des respon-sables marocains ainsi que l’affaire du capitaine Adib pour ne citer que ces deux cas. En choisissant de faire recours à la justice française, le Maroc a fait montre d’une grande fermeté à la fois sur les plans politique et moral». 

Pour Samir Chaouki, direc-teur de publication Les ECO, ce scandale montre que «tout ce qui s’écrit en France et ailleurs ne traduit pas tou-jours la réalité du Royaume et de la monarchie. Des fac-teurs subjectifs poussent certains journalistes à laisser de côté l’éthique, la déonto-logie et l’intégrité».Selon le président de la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ), Nourredine Miftah, le Maroc veut mettre un terme au chantage. ««A mon avis, le Maroc et à travers cette affaire, dit stop à toutes les tentatives de chantage. Les pots-de-vin sont utilisés dans tous les secteurs mais il faut aujourd’hui mettre un terme à certaines pratiques de la part d’une partie des journa-listes étrangers qui considère le Maroc comme un capital ouvert ou un compte ouvert.

Bien évidemment, il faut éviter de généraliser. Cela dit, nous sommes aujourd’hui face à un crime avec une dimension éthique. C’est la raison pour laquelle nous devons poser la question de la déontologie avec sérieux et fermeté», explique-t-il. Et de poursuivre : «L’investi-gation doit rester la colonne vertébrale du journalisme. Si le journalisme d’investiga-tion est mort alors c’est tout le rôle de la presse dans la société qui sera remis en cause. Ceci nous amène à parler de l’importance de la probité morale et financière dans la presse».  

Même son de cloche pour Abderrahim Arriri, directeur de publication du journal ara-bophone «Al Watan Al Ane».«L’heure est venue de rompre avec cette accoin-tance et ce parti pris de l’élite politique, intellectuelle et économique marocaine avec les plumes occidentales. Il faut se comporter d’égal à égal avec ces plumes et ne plus applaudir et approuver tout ce qui nous vient de l’autre rive sans distinguer le bon grain de l’ivraie», a-t-il déclaré à ALM.Second enseignement à tirer de cette affaire : La cor-ruption n’est pas un fait du sous-développement ou de l’univers Sud comme cer-tains donneurs de leçons de l’Hexagone aiment à res-sasser.C’est ce qu’estime M. Chaouki.

«Cette affaire met à nu certains plumitifs occidentaux qui essaient de s’enrichir indûment sur le dos de certains pays comme le Maroc qu’ils croient être une république bananière», a souligné M. Chaouki se félicitant que l’Etat marocain ait prouvé qu’il n’a rien à se reprocher ou à cacher en recourant officiellement à la jus-tice française pour se protéger contre ces «commerçants» de la presse.Concernant ces «commerçants» de la presse, Omar Dahbi, direc-teur des Rédactions du Groupe Le Matin, relève que «Eric Laurent et tous les autres se sont retrouvés face à l’arrêt d’une situation de rente à laquelle ils s’étaient habi-tués suite à l’essoufflement des adversaires du Maroc qui étaient les principaux bailleurs de fonds des mercenaires du genre.»Ainsi, pour

M. Dahbi ces escrocs qui ont agi et navigué dans la même sphère mais sous dif-férentes formes tantôt sous l’étiquette d’un prétendu journa-lisme d’investigation, tantôt sous l’enseigne des droits de l’Homme, ont été obligés de sortir avec un nouveau modus operandi pour continuer à mener le train de vie que leur garantissaient leurs bail-leurs de fonds…«Ayant compris que le Royaume du Maroc est trop solide pour être déstabilisé par un pamphlet quel qu’il soit, ils se sont retournés contre le Maroc croyant pou-voir le faire chanter…», explique M. Dahbi. Et d’ajouter : Sauf que «c’est la fin de toute une trame et des deux maîtres chanteurs aujourd’hui sous les verrous… ».Le troisième enseignement à tirer concerne le mode opératoire de certains milieux français toujours hostiles au Maroc.

Pour Saâd Ben-mansour, directeur de publication du journal La Vie Eco, «les cam-pagnes médiatiques enragées contre le Maroc, comme on en voit de manière épisodique, font probablement appel à des mer-cenaires de la plume».La même analyse selon laquelle Eric Laurent et sa consœur Cathe-rine Graciet ne sont que l’arbre qui cache la forêt est partagée par M. Arriri. Pour ce dernier, Eric Lau-rent et ses semblables n’agissent pas de leur propre gré mais sont téléguidés par un lobby d’intérêt qui agit contre le Maroc en parti-culier, en France.«Et de temps à autre, des voix s’élèvent pour dénoncer ces agis-sements. La dernière en date est un récent discours où SM le Roi a pointé du doigt l’Algérie qui mobi-lise ses moyens financiers pour prendre pour cible le Maroc et ses questions stratégiques», précise M. Arriri qui a émis le souhait que cette affaire soit une occasion de démanteler les réseaux de mer-cenaires et les cellules hostiles aux Maroc.

La presse féminine marocaine s’est également emparée de l’affaire. Zineb Ibnouzahir Lahlou, directrice de publication du maga-zine Femmes du Maroc, déclare à ce sujet : «Le journalisme est à l’origine un métier noble, qu’on ne peut effectuer à moins d’être passionné et éperdument épris de vérité. Aujourd’hui, Éric Lau-rent et Catherine Graciet  ont jeté un discrédit total sur la profes-sion et il est à mon sens essen-tiel que les gens de la profession, que ce soit au Maroc, mais sur-tout en France et dans le monde, condamnent l’odieux chantage auquel ils se sont livrés. Se livrer à ce genre de pratiques est d’autant plus dangereux que Éric Laurent a choisi de mettre le Royaume du Maroc en danger en tentant de déstabiliser la monarchie. Le Maroc, au même titre que le monde entier, traverse une crise sans précédent en matière de ter-rorisme. Les ennemis de l’ordre établi sont à nos portes et pas un jour ne passe sans que ceux-ci ne tentent de faire sombrer les pays arabo-musulmans dans le chaos.

Une telle tentative de chantage, lourde de conséquences, s’ap-parente tout bonnement aux mêmes pratiques que celles exer-cées par les terroristes et se doit d’être sévèrement condamnée. Nous savons pertinemment que les détracteurs du Maroc sont nombreux par les temps qui courent. Éric Laurent et sa col-lègue en font partie. Mais cette sordide affaire leur rappellera une chose, nous les Marocains accordons une confiance totale à notre monarchie, croyons à son intégrité et la soutiendrons face à l’adversité. A bon entendeur…».A la lumière de cette affaire peu reluisante, un constat s’impose: Le Maroc et son Souverain dérangent. IDE, conquête de l’Afrique, Sahara… Autant de sujets qui font grincer des dents ceux qui ont intérêt à déstabiliser le Maroc. Éric Laurent et son chantage ne sont qu’une tentative parmi d’autres. D’ailleurs, depuis le livre «Notre ami le roi», signé par Gilles Perrault, le Maroc a subi de nombreux préjudices par le biais de livres rarement objectifs.Une chose est sûre, il est impératif qu’aujourd’hui les Marocains redonnent de l’importance à leur presse et cessent d’apporter du crédit aveuglément à la presse étrangère.

Qu’on se le dise, les journalistes marocains n’ont rien à envier à leurs confrères occidentaux. Les auteurs de ce chantage se sont tout sim-plement trompés d’époque, de personne et de pays.La question qui se pose désormais : A qui profite le crime ?Pour rappel, selon le site de RTL, Éric Laurent avait réclamé trois millions d’euros contre la non publication d’un livre à charge. Il a été interpellé à Paris jeudi 27 août. Une information judiciaire pour chantage et tentative d’extorsion de fonds a été ouverte. De son côté, Jawad Chafadi, directeur du journal «Atajdid» trouve qu’il faut pousser les choses encore plus loin. «Les deux journalistes derrière ce scandale médiatique sont originaires d’un pays avec une longue tradition journalistique ayant donné de grands noms dans le journalisme. Il convient maintenant de se poser la question si ces deux personnes ont agi seules ou bien il y a derrière elles des lob-bies tout en sachant qu’il y a bel et bien des milieux qui ne portent pas le Maroc dans leurs cœurs», pense Chafadi. Et de conclure : «Les agissements de ces deux personnes reflètent leur parfaite igno-rance de ce à quoi ressemble le Maroc d’aujourd’hui. De son côté, le Royaume se distingue par ce comportement par-faitement irréprochable et civilisé dans cette affaire qui constitue, à mon avis, une leçon pour toute personne qui pense jouer avec la stabilité du pays». Pour sa part, le directeur du journal «Akhbar Al Youm», Taoufik Bouachrine, qualifie les deux journalistes impliqués dans l’affaire de «journalistes prédateurs» évoquant par la même occasion le courage et l’au-dace du Maroc afin de dénoncer les deux personnes impliquées et refuser de se soumettre au chantage en choisissant la confrontation à travers le recours à la justice.

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