Abou Dhabi : mariage collectif d’homosexuels

Abou Dhabi : mariage collectif d’homosexuels

La police des Emirats arabes unis a annoncé mardi des mesures disciplinaires contre un officier qui a publié des photos prises lors d’un raid contre un hôtel où un groupe d’homosexuels avait organisé un mariage collectif.  "L’officier a pris à l’aide de son portable des photos des jeunes gens lors de leur arrestation, et a distribué les photos", a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Najem Abdallah Sayar al-Houssani de la police d’Abou Dhabi. "C’est une infraction au respect de la vie privée des personnes impliquées dans l’affaire, et cela est contraire au comportement correct de la police. Il fait l’objet d’une enquête et risque l’expulsion de la police", a-t-il dit. Vingt-six homosexuels, en majorité des ressortissants des Emirats arabes unis, ont été arrêtés dimanche lors d’un "mariage collectif" qu’ils avaient organisé dans un hôtel, près d’Abou Dhabi.
Les prévenus encourent des peines allant jusqu’à 5 ans de prison ainsi que des coups de fouet, en vertu du code pénal local inspiré de la chariâ (loi islamique), mais selon le lieutenant-colonel al-Houssani, certains ont depuis été libérés.  "S’ils sont inculpés d’homosexualité, ils seront déférés devant un tribunal qui décidera d’un traitement médical et psychologique adéquat", avait indiqué dimanche un responsable de la sécurité, évoquant "un traitement aux hormones". Washington, par la voix du porte-parole du département d’Etat, Sean McCormack, a dénoncé lundi la décision des Emirats arabes unis d’imposer des traitements médicaux aux homosexuels arrêtés, appelant "le gouvernement à interrompre immédiatement tout traitement hormonal ou psychologique qui aurait été ordonné et à respecter les normes légales internationales". Sans faire d’allusion directe aux critiques américaines, le lieutenant-colonel al-Houssani a insisté: "ce comportement est contraire à notre tradition et notre religion. C’est également un crime". L’homosexualité est généralement interdite dans les monarchies arabes du Golfe. En avril dernier, deux Saoudiens, un Yéménite et un Jordanien avaient été condamnés à deux ans de prison et à 2.000 coups de fouet chacun après avoir été arrêtés lors d’un raid de la police contre un rassemblement homosexuel présumé à Djeddah, en Arabie saoudite, selon une source proche des accusés.

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