Adil El Malki Directeur de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC) : «Bientôt on pourra créer les entreprises en ligne»

Adil El Malki Directeur de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC) : «Bientôt on pourra créer les entreprises en ligne»

ALM : Quel commentaire faites-vous des réalisations 2011 de l’OMPIC?
Adil El Malki : Le bilan est globalement satisfaisant dans la mesure où nous avons réussi à consolider un certain nombre de points. Cela est concevable dans les évolutions observées au niveau des différents volets coordonnés par l’OMPIC. Ceci a également été traduit par une grande confiance de la part des entrepreneurs. La grande surprise a été au niveau de la création des entreprises qui ont affiché une évolution de 7%. De même, le nombre de dépôts de brevets d’origine marocaine s’est inscrit en hausse. Ces dépôts concernent d’importants secteurs d’activité, à savoir les appareils électriques, l’audiovisuel, l’informatique, l’optique, la chimie, la biotechnologie, et autres. Il faut dire que les événements qui ont touché la région durant cette année n’ont pas perturbé le développement du tissu industriel.

Quel bilan faites-vous de la première année du contrat d’objectifs «horizon 2015»?
Pour une année de démarrage, le bilan est encourageant. Bien que je n’aime pas anticiper les choses et donner des résultats provisoires, je dirais que 66 projets sur 73 sont déjà mis en place. Nous avançons conformément à nos objectifs.

Que prévoit l’OMPIC pour l’année 2012?
L’évolution enregistrée au titre de l’année 2011 devra être boostée par la promotion de la culture de la propriété industrielle. C’est un travail de fond qu’on engage à travers de multiples actions. Citons dans ce sens les stratégies sectorielles et la mise en place du centre d’information technologique. Nous ambitionnons, également, de nous situer dans une optique de compétition à l’international. Actuellement beaucoup de pays, notamment ceux de l’Asie, prennent le relais sans parler de la Turquie qui s’affiche en force. Le Maroc ne manque pas d’atouts, nous sommes bien placés pour nous positionner au même niveau que ces pays. L’année 2012 s’inscrira dans la continuité des efforts consentis par l’OMPIC, notamment l’amélioration de la qualité des brevets d’invention marocains, la création de centres de services auprès de partenaires de l’OMPIC.
De même, nous envisageons de lancer le service d’information e-Registre du commerce en partenariat avec le ministère de la justice. L’année 2012 devrait connaître le démarrage de la plate-forme de création de l’entreprise en ligne, la création d’un centre de formation en propriété intellectuelle et commerciale au sein de l’OMPIC ainsi que l’amendement de la loi sur la propriété industrielle. Espérons qu’il sera promulgué prochainement, car nous voulons disposer d’un environnement juridique plus évolué. En outre, nous renforcerons nos actions de proximité, notamment sur le plan régional.

Quelles sont les failles que vous pourriez relever au niveau juridique?
Si on compare le Maroc aux autres pays voisins, notre législation est plus avancée. Il n’existe pas de faille à ce niveau. Le Maroc est précurseur dans la ratification du traité commercial «anti-contrefaçon». Sur le plan national, nous sommes contents qu’il y ait une volonté d’innover. De ce fait, nous œuvrons pour que l’OMPIC soit un actif primordial dans cette chaîne et ce, en déployant des outils favorisant la compétitivité du secteur.

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