Affaire Aswak Assalam: Chaâbi obtient une nouvelle expertise

Affaire Aswak Assalam: Chaâbi obtient une nouvelle expertise

L’affaire opposant Ynna Holding à la société française Fives FCB est de nouveau devant la justice. La tentative d’une solution à l’amiable n’a pas été concluante. Les deux parties ont préféré ainsi revenir devant les tribunaux. Alors que la défense de la société française annonce une nouvelle vente aux enchères des actions détenues par Ynna Holding dans le capital de la société Aswak Assalam mardi prochain, le Groupe Chaâbi affirme avoir obtenu de la justice une nouvelle expertise. C’est en tout cas ce que dit Faouzi Chaâbi, vice-président de Ynna Holding, dans cet entretien accordé à ALM. Il revient notamment sur le feuilleton judiciaire opposant Ynna Holding à Fives FCB. Il affirme que l’avocat de Ynna Holding a requis une nouvelle expertise. Il est également question du nouveau plan de développement de la chaîne des hypermarchés du groupe avec le lancement d’une nouvelle gamme de produits ainsi que le bras de fer avec le conseil de la ville de Casablanca autour de l’ancien marché de gros au centre de la métropole.

ALM : La justice vient de rendre un nouveau jugement dans votre affaire contre une entreprise française. Est-ce que cela veut dire que le règlement à l’amiable n’est plus à l’ordre du jour dans cette affaire?
 

Faouzi Chaâbi : En effet, la période de deux semaines que nous nous étions fixée, notre adversaire et nous-mêmes n’a malheureusement pas permis de trouver un accord amiable. Le combat auprès des tribunaux reprend donc.

La justice a stoppé la mise à la vente aux enchères de vos actions d’Aswak Assalam. Comment commentez-vous ce verdict ?

Aswak Assalam avait, par le biais de son avocat, demandé une expertise, la première étant, à nos yeux, insensée et inadmissible. Le tribunal a répondu favorablement à notre requête.
 

Vous venez de lancer la gamme Janis dans vos hypermarchés. Est-ce que cela veut dire que Aswak Assalam restera la proprieté de Ynna Holding?

L’affaire étant aux mains des juges, personne ne peut répondre à cette question. Mais notre confiance en la justice de notre pays me permet de rester serein et de continuer à mettre en œuvre notre plan d’action.
Contrairement à notre adversaire qui, lui, d’après des médias français, pense devoir abuser de la gentillesse de nos ministres invités alors à Paris pour les menacer de la fin des investissements français au Maroc si la justice marocaine ne se prononçant pas en sa faveur et très vite.
Devrais-je faire remarquer que dans la relation qui aujourd’hui nous oppose, l’investisseur c’est Ynna Asment et que, si tout se passe comme il le souhaite, devrait lui rapporter, sans qu’il n’ait rien fourni, plus de trois cents millions de dirhams… !!!
Les responsables politiques et patronaux marocains se sont efforcés de lui expliquer très poliment que la justice au Maroc était indépendante et que le Royaume est un Etat de droit.

Une autre affaire vous oppose au Conseil de la ville de Casablanca concernant l’ancien marché de gros. Y a-t-il du nouveau sur cette affaire?

Nous avons adressé une lettre au wali du Grand Casablanca le mettant au courant de l’incident qui a surgi ces derniers jours. Je pense très sincèrement qu’il s’agit d’un malentendu qui se dissipera très rapidement.

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