Affaire « Chrif » : l’enquête se poursuit

Affaire « Chrif » : l’enquête se poursuit

L’été 2006 aura son feuilleton judiciaire avec le démantèlement, toujours en cours, d’une vaste connexion de petits réseaux de trafic de drogue et de voitures volées. A la tête de toute cette organisation, se trouve un certain Moulay Ahmed Laâroussi, alias "Chrif", et qui a été arrêté, il y a plus d’une semaine, à Témara. Selon des sources policières, ce dernier, 34 ans à peine, après avoir opéré dans différentes villes du Maroc, a choisi de s’installer à Témara d’où il dirigeait une multitude de petits réseaux indépendants les uns des autres. Ces réseaux seraient spécialisés dans le trafic de résine de cannabis, de drogues dures (cocaïne notamment) et voitures de luxe volées. Selon les mêmes sources, ces réseaux procédaient, de temps à autre, à l’établissement de faux barrages pour les besoins de règlements de compte avec des bandes rivales.
D’ailleurs, cette affaire, qui n’en est qu’à ses débuts, promet d’autres rebondissements comme lors de la journée du vendredi 19 mai 2006, quand les éléments de la police judiciaire ont saisi, au chalet du "Chrif" à Témara, près de 100 kgs de chira, 8 kgs de cocaïne, des plaques minéralogiques et des documents falsifiés ainsi qu’une arme à feu et deux paires de menottes. Selon une source policière de Rabat, la drogue était dans l’un des recoins du vieux chalet. Depuis l’arrestation de "Chrif", les enquêteurs, dont une équipe de la BNPJ (Brigade nationale de la police judiciaire), ont interrogé plus de trente personnes dont des éléments de la police ainsi que des proches du principal accusé actuellement en état d’arrestation à Salé en compagnie de trois autres individus. L’enquête en cours concerne également un groupe de plus de 10 éléments de la police en service à Rabat, Salé et Témara et dont un officier de la police judiciaire et un officier des GUS (Groupes urbains de sécurité). 
Lundi 15 mai 2006, soit au lendemain de l’arrestation de "Chrif", un élément de la police judiciaire de Rabat, appelé à être entendu par les enquêteurs, s’est suicidé d’une balle tirée de son arme de service dans les toilettes des locaux de la police préfectorale. Selon des sources policières, d’autres personnes, en relation avec ces réseaux, sont toujours recherchées alors que Témara a vécu, ces derniers jours, au rythme des raids policiers pour percer les mystères de l’organisation. "Chrif", selon les premiers éléments d’enquête, est natif de Ouezzane. Après avoir fait ses débuts dans plusieurs villes du royaume, il a décidé de s’installer à Témara pour gérer ses réseaux. La drogue était acheminée généralement vers Souk Larbaâ et Sidi Kacem avant d’être dispatchée sur les autres destinations du Maroc.

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