Algérie : Le compte à rebours a commencé

Quelques semaines avant la date butoir du 28 août, l’Etat redouble ses efforts afin de convaincre les terroristes de se rendre. Les services de sécurité et à leur tête l’ANP s’activent de façon permanente dans l’optique d’une pacification globale du pays et à un retour définitif à la «normale». L’ANP vient d’ailleurs de lancer une vaste campagne de sensibilisation à l’intention des quelques irréductibles par le biais de leurs familles. Selon certaines sources, des contacts auraient été pris avec la famille de l’émir national, Droukdal Abdelmalek, alias Abou Mossaâb Abdelouadoud, qui réside aux environs de Blida. La famille Droukdal devra donc convaincre son fils des perspectives qu’offre la réconciliation nationale à tous ceux qui déposent les armes. Les contacts avec les autres familles de terroristes s’intensifient. Partout, des «fetwas» authentiques et des messages ont été lancés à l’intention des dizaines de terroristes. Il s’agit plus d’avis religieux autorisés indiquant avec des preuves à l’appui que le combat que ces terroristes mènent encore n’a rien à voir avec le vrai “djihad“. «Ceux qui sont montés au maquis, à la suite de “fetwas“, peuvent descendre du même maquis, de la même façon, c’est-à-dire à la suite d’une fetwa». Des copies de la charte pour la paix portant réconciliation nationale leur ont même été remises.
L’Etat algérien s’est appliqué, en fait, à utiliser le même langage que les groupes armés, afin d’éviter le dialogue de sourds et de prouver ses bonnes intentions pour régler pacifiquement le problème sécuritaire.
Et ce n’est pas tout. Les autorités offrent aux terroristes, qui répondront à l’appel de l’Etat, avant le 28 août, l’occasion de retrouver une vie normale dans le cadre de l’application des termes de la charte.
Après cette date, les services de sécurité investiront le terrain de manière systématique : GIR, GIS, parachutistes, forces héliportées, artificiers et brigades installeront un «maillage» et des opérations de grande envergure seront lancées particulièrement à Boumerdès, Tizi Ouzou, Annaba, Jijel, Skikda, Sidi Bel Abbès, Cherchell, Batna, Khenchela et Tébessa entre autres. L’Etat, par le biais du président de la République et le ministre de l’Intérieur, a tissé l’ensemble de sa stratégie de lutte antiterroriste dans une optique de paix durable. Les objectifs de cette politique consistent à offrir aux repentis une issue «durable» et éviter à la population civile d’énormes souffrances. Après le 28 août, l’ANP redoublera d’effort pour que l’action de son réseau à l’échelle nationale, pacifiquement appliquée, ait son effet. Un effet de persuasion tel que même les terroristes craignant encore les représailles des irréductibles puissent avoir le courage de dire oui et de répondre favorablement à l’appel de la raison.
L’après-ultimatum constitue ainsi un point important dans la stratégie des forces de sécurité qui ont acquis une expérience et une notoriété incontestables dans la prévention et la persuasion. Des agents en civil occupent tous les lieux stratégiques susceptibles de constituer des passages pour les terroristes.
En un mot, tout a été mis en oeuvre pour que soit offerte à l’Algérie et aux Algériens ainsi qu’aux repentis et à leurs familles, une lueur d’espoir et de paix.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *