Assises de la politique de la ville : Mille participants pour un référentiel

Assises de la politique de la ville : Mille participants pour un référentiel

Le ministre de l’habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville, Nabil Benabdellah, a présenté, lundi à Rabat, au cours d’un point de presse, les Assises nationales pour la politique de la ville,  événement fédérateur et fondateur des agglomérations urbaines des temps nouveaux, selon ce qu’en laissent penser les écrits de son département. Ces Assises qui se tiendront ce mercredi verront la participation du chef de gouvernement, de nombreux ministres, d’élus, d’opérateurs immobiliers, d’experts et de représentants de la société civile, a-t-il déclaré. Elles constituent l’occasion de présenter la vision stratégique de la politique de la ville, des questions de gouvernance de cette nouvelle conception, des instruments opérationnels et des mesures règlementaires qui permettent d’apporter des solutions aux contraintes et de relever les défis posés par le développement des villes, a-t-il annoncé. Il  a particulièrement insisté sur l’approche participative qui a caractérisé le processus inclusif et multidimensionnel des concertations nationales sur le projet de référentiel des cités nouvelles. Tous les actants y ont contribué et même l’avis d’organisations internationales en relation avec le domaine a été sollicité, a-t-il affirmé. Il a précisé que le but de ces Assises est triple : marquer la clôture du débat national sur la question, en diagnostiquer les enjeux et établir un projet de référence intelligible et par là opposable à tous, puisque consensuel. Selon le ministre, quelque 1.000 participants seront présents à cette rencontre dont les travaux donneront du contenu à la politique de la ville et en délimiteront le cadre règlementaire. Outre la substance, il a cité comme questions axiales les mesures de concrétisation de cette politique et les règles de gouvernance qui devront y présider.
Il a estimé que pour crocher sur le réel, le projet de villes nouvelles doit d’abord procéder d’une volonté politique affirmée, ce qui, a-t-il ajouté, ne fait pas de doute en ce qui concerne le gouvernement qui l’a érigée en priorité dans son programme, mais qui cependant, dépend des responsables et des opérateurs locaux. Il a précisé que 12 villes ont nettement déclaré leur souscription au projet et ont manifesté leur souhait d’en abriter les premières réalisations. Rien ne sera imposé d’en haut, c’est aux villes de manifester leur intérêt, a-t-il déclaré en substance. Interrogé sur le point de savoir si la dimension environnementale a été prise en compte dans le processus, le ministre a affirmé que la politique de la ville reflète et participe de toutes les préoccupations, qu’elles soient politiques, économiques ou sociales. Lieu de création de richesses en ce qui concerne l’économique, la ville relookée est également espace de vie pour ce qui est du social, foyer de créativité pour ce qui est du culturel et aire de participation à la vie publique pour ce qui a trait au politique, a-t-il conclu.

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