Atelier régional sur les comptes et statistiques de l eau

Atelier régional sur les comptes et statistiques de l eau

L’Afrique a assez de ressources en eau, mais elle les exploite mal et peu. Il s’agit là d’un des constats majeurs de l’«Atelier régional sur les comptes et statistiques de l’eau» qui a démarré mardi 11 septembre à Rabat. Ainsi, selon un communiqué de presse, plus de quarante spécialistes maghrébins et internationaux participent à ce conclave fruit d’un partenariat entre le Bureau de l’Afrique du Nord de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA-BR AN), la Division de la statistique des Nations Unies (DSNU) et l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), avec le soutien du Haut-Commissariat au Plan du Maroc (HCP). À cette occasion, Mohammed Boussairi, représentant du HCP et directeur par Intérim de la comptabilité nationale, présidant l’ouverture de l’Atelier régional, a précisé que seule une infime portion, d’environ 4% d’après le rapport du 14ème congrès de l’eau du 25 au 29 septembre 2011 au Brésil, des ressources disponibles est utilisée et le reste est gaspillé, alors que l’agriculture accapare à elle seule près de 70% de cette ressource rare et 30% vont à l’industrie et la consommation. Ceci prouve, selon le communiqué, que les pays africains, y compris ceux d’Afrique du Nord, doivent «repenser impérativement leurs politiques de l’eau et les renforcer avec des outils qui aident à générer des statistiques cohérentes, complètes et comparables pour mieux renseigner ces politiques». D’où l’intérêt de l’Atelier régional de Rabat dont le but est de renforcer les capacités des participants, pour une utilisation optimale des outils mondialement utilisés aujourd’hui que sont «le Système de comptabilité économique et environnementale pour l’eau» (SCEE-Eau) et les «Recommandations internationales pour les statistiques de l’eau» (RISE).
Aussi, cette initiative servira à partager les expériences et les bonnes pratiques des pays et valoriser les leçons tirées de ces expériences, tel que l’a souligné Ricardo Marinez-Lagunes, conseiller interrégional auprès de la Division de la statistique des Nations Unies basée à New York, intervenant à ce conclave.

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