Aucune université marocaine ne figure au classement de Shanghai: Le département de Lahcen Daoudi réagit

Aucune université marocaine ne figure au classement de Shanghai: Le département de Lahcen Daoudi réagit

Les classements mondiaux des universités se basent sur des critères particuliers qui diffèrent d’un établissement à l’autre, selon le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres.


Comparer les universités marocaines à leurs homologues américaines et britanniques est une chose inadmissible, et ce «pour plusieurs raisons objectives», a précisé le ministère de l’enseignement supérieur dans un communiqué, suite à la publication par des médias et des portails d’information électroniques d’articles sur l’absence des universités marocaines du classement de Shanghai des 500 meilleures universités du monde pour l’année 2016.

La comparaison logique des établissements universitaires marocains doit être faite «avec les universités des pays arabes et africains», a indiqué le communiqué, rappelant que le classement de Shanghai prend en compte plusieurs critères, dont l’obtention de certains prix et distinctions internationaux par les étudiants et les professeurs des universités, tels que «Nobel» et «Fields», et qui représentent un minimum de 30% dans l’évaluation de l’université. Dans ce cadre, le ministère a fait savoir que la recherche scientifique au Maroc a connu des progrès notables ces dernières années, précisant que la production scientifique du Royaume a progressé de 83% durant la période 2010-2014 et a nettement augmenté de 230% lors de la dernière décennie, selon la base de données «Scopus».

Par ailleurs, les demandes de brevets ont connu une hausse de 6% durant la période 2010-2014, selon l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), a relevé la même source, notant que le Maroc a été classé 72ème en 2016, gagnant 20 places par rapport à 2012 selon l’indice mondial de l’innovation «Global Innovation Index», devançant la Tunisie, l’Égypte et l’Algérie.

En parallèle, le nombre de brevets d’invention, déposés par les universités marocaines et les centres de recherche scientifique auprès de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC), a augmenté de 375% en 2014 par rapport à l’année 2010, a ajouté le communiqué.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *