Baghdad prêt à renouer le dialogue avec l’ONU

«Le dialogue avec le premier responsable de l’ONU est «un travail normal, ordinaire», a souligné M. Aziz, au cours d’une conférence de presse à l’issue de ses entretiens, à Moscou, avec Igor Ivanov, le ministre russe des Affaires étrangères. Et de rappeler qu’un tel dialogue a eu lieu l’année dernière à New York. «Et il était prévu que le secrétaire général tienne un second round de négociations. cependant, cela n’a pas encore eu lieu», a-t-il noté». Le responsable irakien a souligné que son pays était «prêt a poursuivre le dialogue» avec le secrétaire général de l’ONU, «sans conditions préalables». A la question de savoir sous quelles conditions Baghdad accepterait le retour des inspecteurs internationaux en Irak, Tarek Aziz a clairement indiqué que ceci ne pourrait intervenir qu’à condition que toutes les clauses de la Résolution 687 du Conseil de sécurité sur l’Irak soient appliquées dans leur intégralité.
Cette résolution est un «package», a-t-il explique». «Si vous voulez une solution (au problème irakien) sur la base d’un package, alors nous dirons «oui», a-t-il ajouté. «Nous ne cèderons pas aux provocations américaines et nous sommes prêts à nous défendre, ce que, en fait, nous faisons depuis onze ans», a-t-il par ailleurs souligné en réponse à une question sur les informations faisant état de menaces de frappes américaines contre l’Irak. Pour sa part, le chef de la diplomatie russe s’est déclaré «heureux» d’entendre que Baghdad accepte de reprendre langue avec les Nations Unies. «Plus vite nous l’entreprendrons, et plus tôt nous sortirons de l’impasse dans laquelle se trouve le problème irakien, a souligné M. Ivanov, ajoutant que, «malheureusement, il n’y a rien de spécifique jusqu’ici dont je puisse parler concernant une date possible» de la levée des sanctions imposées à l’Irak. Et de souligner que toute décision concernant l’Irak «doit clairement définir les perspectives et les dates pour la suspension et la levée des sanctions. Igor Ivanov a réaffirmé, par ailleurs, que s’oppose catégoriquement à l’usage de la force pour régler la crise irakienne.
Baghdad est le principal partenaire économique arabe de Moscou. Plusieurs entreprises russes ont décroché de gros contrats pour réaliser de grands travaux dans différents secteurs en Irak, à la faveur de la résolution onusienne «pétrole contre nourriture», qui autorise Baghdad à acheter des médicaments, des produits alimentaires et des équipements à usage civil.

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