Ben Abdelkader réunit les secrétaires généraux des ministères : 45 recommandations pour qualifier la haute fonction publique

Ben Abdelkader réunit les secrétaires généraux des ministères : 45 recommandations pour qualifier la haute fonction publique

Les projets du département de Mohamed Ben Abdelkader consistent en la conception d’un mécanisme de nomination à la haute fonction publique. Ils concernent également la professionnalisation en valorisant les statuts d’administrateurs.

Les 45 recommandations filtrant du Forum national de la haute fonction publique, présentées mercredi soir à Rabat, se déclinent en axes et projets minutieusement détaillés lors d’une rencontre entre Mohamed Ben Abdelkader et les secrétaires généraux de différents départements ministériels. Un événement également marqué par la présentation d’un guide référentiel dédié à la gestion des archives dans les administrations publiques.

Les axes et projets des recommandations

Ces 45 recommandations se répartissent en axes reflétant les ateliers organisés lors dudit forum organisé en février dernier. Ainsi le 1er axe ayant trait à l’accès aux grades supérieurs comprend 13 recommandations. Pour sa part, le 2ème axe, qui concerne la professionnalisation de la haute fonction publique, est composé de 20 recommandations. Quant au 3ème axe, relatif à la contractualisation et l’évaluation, il en comprend 12. Le cadre juridique n’est pas en reste puisqu’il se voit, à son tour, réserver 5 recommandations. En termes de projets, le 1er axe en contient 6 dont l’appui aux femmes dans la haute fonction publique.

Le 2ème axe est, pour sa part, composé de 8 projets y compris la valorisation des ressources humaines et des profils professionnels ainsi que la formation professionnelle dans la haute fonction publique. De son côté, le 3ème axe comprend 4 projets ayant, entre autres, trait à la gestion basée sur les résultats, l’évaluation et le suivi de mise en œuvre des contrats programmes. Le plan d’action consacré à la mise en œuvre de ces recommandations s’étale sur 4 ans.

Un mécanisme de nomination à la haute fonction publique

Les projets du département de Mohamed Ben Abdelkader consistent en la conception d’un mécanisme de nomination à la haute fonction publique. Ils concernent également la professionnalisation en valorisant les statuts d’administrateurs. Les projets s’attelleront de plus à élargir la formation continue avec l’Ecole nationale d’administration.

Le même département envisage de préparer un guide référentiel relatif à l’accès à la haute fonction publique en créant une base de données relative aux experts dans l’administration. Il est également question de préparer des successeurs aux postes supérieurs en prévoyant un système de repérage du potentiel tout en préparant une équipe de cadres qualifiés pour occuper des postes dans la haute fonction publique.

Débat autour de l’utilité de la rencontre

Cette préparation des successeurs a fait l’objet de débat lors de la rencontre. Entre celui qui estime que «le processus est de longue haleine» et celui qui trouve qu’une rencontre du genre est vaine puisqu’il faut passer à la mise en œuvre des projets, les points de vue ont tantôt convergé, tantôt divergé. Déjà, le Maroc avait préparé dans le cadre d’un jumelage entre l’ENA de Rabat et celle de Paris une promotion en 98 pour succéder aux postes de la haute fonction publique. Cependant, il s’avère qu’il existe un retard à rattraper dans ce sens.

Au sens du ministre délégué chargé de la réforme de l’administration et de la fonction publique, qui entérine le passage à la mise en œuvre des projets, l’événement tire son importance dans le partage des recommandations. Les priorités étant déjà identifiées. A propos de la haute fonction publique, il précise que celle-ci concerne «la qualification des leaders». Quant aux secrétaires généraux, ils n’occupent pas à ses yeux une simple fonction. «Ils doivent s’intégrer dans un leadership et pilotage», enchaîne-t-il. Pour M. Ben Abdelkader, qui s’appuie à la lettre royale adressée au forum, l’ENA ne forme pas à la haute fonction publique. D’ailleurs, 15 à 20 candidats s’y inscrivent pour devenir formateurs. «Un secrétaire général est celui qui peut mener un programme de formation dans son département», poursuit le ministre.

A ses yeux, la formation en administration se fait sur le terrain. M. Ben Abdelkader n’hésite pas, par l’occasion, à expliciter la contractualisation qui concerne la gestion est, selon ses dires, «un engagement» afin d’évaluer les compétences du secrétaire général.

Des archives pour l’administration publique

Outre la présentation des recommandations, cette rencontre a été l’occasion de présenter le programme de mise en œuvre de la loi relative à l’accès à l’information. Cet événement était également marqué par la présentation du guide référentiel dédié à la gestion des archives dans les administrations publiques conçu par Jamaâ Baida, directeur des Archives du Maroc, en collaboration avec le ministère chargé de la réforme de l’administration et de la fonction publique et celui de la culture et de la communication. Un support également destiné aux secrétaires généraux. Selon M. Baida, qui précise que ce guide est déjà disponible en versions papier et électronique, était «prêt depuis des mois». «Le Maroc a connu un vide en termes d’archives, chose qui a impacté ses intérêts, notamment ceux administratifs», estime le directeur. Selon ses dires, ce guide se veut de promouvoir la gestion des archives publiques sur le support papier en attendant le traitement des archives électroniques. M. Baida ne manque pas également de mettre l’accent sur le rôle des secrétaires généraux dans la gestion des archives. Selon une étude faite par Archives du Maroc, 67% des administrations centrales disposent de données administratives ayant trait aux archives. D’où l’intérêt de les valoriser.

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