Benkirane II : le RNI ne veut pas lâcher les Finances !

Benkirane II : le RNI ne veut pas lâcher les Finances !

Alors que les «rumeurs» le prévoyaient pour le week-end qui vient de passer, le nouveau gouvernement attend toujours la fin des discussions entre le PJD et le RNI.

Après une fièvre qui a duré plus d’une semaine, durant laquelle quasiment chaque jour les différents titres de la presse arabophone et électronique livraient  «en exclusivité» des scoops sur la composition de la nouvelle équipe, la température semble être brusquement retombée en fin de semaine dernière.

Abdelilah Benkirane, jusque-là très silencieux, a profité d’une rencontre avec les médias jeudi dernier pour expliquer et dire une bonne fois pour toutes que tout ce qui a été publié sur les compositions du futur nouveau gouvernement ne pouvait être que faux puisque la liste des ministres proposés par le RNI notamment, qu’il est le seul à détenir, n’a tout simplement pas encore été transmise au Souverain.

En même temps, il a clairement affirmé que «les pourparlers avec le RNI ne sont pas encore finies». En revanche, le chef de gouvernement n’a pas soulevé la question qui semble être le dernier point de blocage, à savoir le parti qui prendra en charge le département de l’économie et des finances.

Car, ce qui est sûr c’est que le RNI a bel et bien revendiqué et exigé d’avoir la main sur ce département important. Une source autorisée au parti de la colombe confirme cette position en expliquant que Salaheddine Mezouar «ne revendique pas ce ministère pour lui mais pour le parti» en estimant que «le portefeuille revient de droit au RNI».

Pour ce dernier, en effet, il ne s’agit pas simplement de découper ou de distribuer des portefeuilles à des partis de manière à contenter tous les alliés. «Le pays fait face aujourd’hui à de grands défis et nous au RNI, nous venons avec des solutions, une équipe et de la détermination».

Au final, le parti de Salaheddine Mezouar, comme il l’a annoncé avant même le début des négociations avec le PJD, a réussi à rester intraitable sur la question : «nous ne serons jamais une roue de secours», conclut notre source.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *