Benkirane II se penche sur l auto emploi

Benkirane II se penche sur l auto emploi

Il semble que le gouvernement veut passer à la vitesse supérieure dans la promotion de l’auto emploi. En effet, l’Exécutif examine aujourd’hui dans le cadre de son Conseil hebdomadaire un projet de loi sur le sujet. Le gouvernement rouvre ainsi ce chantier quelque temps seulement après l’arrivée en renfort du RNI (Rassemblement national des indépendants) à la majorité gouvernementale.

S’agit-il alors d’une simple coïncidence ou faut-il y voir plutôt le signe d’une révision de l’ordre des priorités gouvernementales ? En tout cas, le RNI avait fait de ce chantier l’un des piliers de son programme électoral à la veille des Législatives de 2011.

La touche du parti de Salaheddine Mezouar pourrait être perceptible dans ce dossier. Les responsables ont souvent présenté l’auto emploi comme une solution dans la lutte contre le chômage parmi les jeunes, notamment les porteurs de diplômes supérieurs. L’examen de ce projet de loi intervient à un moment où le Haut-Commissariat au Plan (HCP) vient de rendre publics les tout derniers chiffres sur le chômage. Même si le taux général enregistre une légère baisse, le chômage des jeunes citadins en l’occurrence est toujours important, d’où la nécessité de booster l’auto emploi.

Le cabinet Benkirane II aura ainsi la lourde tâche de faire oublier l’expérience de Moukawalati, un programme d’auto emploi lancé par le gouvernement Jettou et dont les résultats n’ont pas été à la hauteur des attentes. Par ailleurs, le Conseil de gouvernement devra bifurquer sur la situation des pharmaciens. Selon l’ordre du jour communiqué par le Secrétariat général du gouvernement, l’Exécutif devra examiner un projet de loi sur la dissolution des conseils régionaux du Nord et du Sud pour les pharmaciens. Une commission spéciale devrait également voir le jour pour suivre le dossier.

Le gouvernement examinera, en outre, le très attendu projet de loi 103-13 sur la lutte contre la violence faite aux femmes. Un projet de loi qui devrait introduire de nouvelles sanctions plus sévères, notamment en ce qui concerne le harcèlement.

A noter enfin qu’une nouvelle vague de nominations dans de hauts postes de responsabilité, selon l’article 92 de la Constitution, sera débattue au cours du Conseil de gouvernement de ce jeudi.

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