Boussaid essuie les premiers tirs de l opposition

Boussaid essuie les premiers tirs de l opposition

Les choses sérieuses commencent pour le projet de budget 2014. La commission des Finances et du développement économique entame aujourd’hui l’examen du projet de loi de Finances. Les premières réactions officielles des groupes parlementaires à la Chambre des représentants sont attendues. «Nous attaquons ce mercredi la phase de l’examen des dispositions prévues par le PLF 2014. Les présidents des groupes parlementaires prendront la parole en premier pour exprimer les positions de leurs partis vis-à-vis du projet», affirme Mohamed Zouiten, député PJD (Parti de la justice et du développement). Cette réunion sonne comme un nouveau test pour le ministre de l’économie et des finances, Mohamed Boussaid.

Même si l’argentier du Royaume n’a pris les rênes du ministère des finances que quelques jours avant le dépôt du projet de budget, il a déjà essuyé de fortes critiques le week-end dernier de la part de la CGEM (Confédération générale des entreprises du Maroc). Le ministre devra passer ce mercredi encore des moments difficiles, notamment face aux parlementaires de l’opposition. Bien évidemment, Boussaid pourra toujours compter sur le soutien des groupes parlementaires de la majorité. Le PJD se dit déjà prêt à défendre corps et âme.

«Il faut saluer le gouvernement qui, en dépit du départ de l’Istiqlal et la durée relativement longue des négociations pour la formation d’une nouvelle majorité, a pu déposer le projet de loi de Finances dans les délais règlementaires», ajoute Zouiten. Et de conclure : «Il ne faut pas oublier, en outre, que l’Exécutif a consenti des efforts importants dans les domaines de l’investissement et de l’emploi en s’engageant dans le PLF à amorcer le processus des grandes réformes structurelles». Pour l’opposition, le projet de budget 2014 est tout sauf un projet qui traduit les aspirations économiques du pays.

C’est le cas notamment pour le PAM (Parti authenticité et modernité). Milouda Hazib voit surtout l’empreinte visible du FMI (Fonds monétaire international) sur les dispositions du projet. «Nous n’avons constaté aucune orientation politique dans le projet de loi de Finances.

Nous pensons d’ailleurs que c’est tout à fait normal puisque le projet a été réalisé par l’administration au moment où la nouvelle majorité était préoccupée plutôt par le partage des portefeuilles ministériels», affirme la députée PAM à la première Chambre parlementaire. Pour Hazib, avant même d’avoir commencé, l’année 2014 se présente déjà comme une année blanche au vu du projet de budget proposé par  l’Exécutif.

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