Circonscription d’Oujda : Deux anciens et deux nouveaux sur les quatre élus

Circonscription d’Oujda : Deux anciens et deux nouveaux
sur les quatre élus

Deux anciens parlementaires ont été reconduits à l’issue des législatives de ce 25 novembre. Il s’agit respectivement d’Abdelaziz Aftati du PJD pour un troisième mandat et Omar Hejira pour un second. Alors que deux nouveaux visages accèdent à l’hémicycle pour la première fois : le syndicaliste Mohammed Atmani du PJD et l’entrepreneur Abdendi Bioui du PAM. Des profils et référentiels différents mais qui peuvent être d’un atout considérable pour les différents chantiers de développement que connaît la préfecture d’Oujda: Hejira et Aftati comme anciens politiciens rodés à l’exercice parlementaire, Atmani comme défenseur des classes ouvrières, alors que Bioui est déjà impliqué dans les projets structurants de l’Oriental par ses différentes entreprises de bâtiment et de mise à niveau infrastructurelle. Une aubaine à canaliser dans le bon sens au lieu de se chamailler comme ce fut le cas le jour du vote. Au fait, Abdelaziz Aftati n’a pas épargné son concurrent du PAM. Il l’a accusé de tous les maux électoraux. Accusations rejetées en bloc par son adversaire du jour qui a saisi, par la même occasion, les instances judiciaires. Dans une déclaration à ALM, Bioui a regretté ce qu’il a qualifié de «recours à des allégations infondées pour gagner la sympathie des électeurs». Comme il a tenu à remercier les citoyens qui croient dans le devenir de leur région et s’impliquent positivement dans toutes les échéances de mise à niveau politique afin de proposer une nouvelle élite en mesure d’accompagner les efforts entrepris dans plusieurs secteurs. Commentant ces résultats, Abdellah Elhamel, porte-parole du parti au niveau de l’Oriental, n’a pas caché sa satisfaction des résultats obtenus par son parti. Il s’est aussi félicité du nombre croissant des participants par rapport à 2007 et ce en dépit des voix discordantes qui appelaient au boycott. Il a aussi souligné que plusieurs représentants de partis politiques recourent encore à des méthodes illégales pour gagner la sympathie des électeurs. Quant à la victoire de son parti, il a expliqué que c’était prévu, vu que depuis 2009 les militants du PJD se sont mobilisés et  investis de manière étudiée pour sensibiliser à l’importance d’un changement qu’ils espèrent bénéfique pour la région. «Une telle ambition nous pousse aussi à être plus présents dans le monde rural car jusqu’à présent c’est notre talon d’Achille pour ce qui est de la masse électorale», a-t-il noté. De son côté, Omar Hejira s’est déclaré satisfait des résultats et a souligné que son parti a remporté le double des voix que celles obtenues en 2007. «Ce renouvellement de confiance nous  réconforte mais nous oblige à travailler plus afin de ne pas décevoir et pour que notre parti consolide sa position sur le plan local». Précisons par ailleurs que sur un total de 244.343 électeurs inscrits, quelque 92.000 se sont acquittés de leur tâche électorale. Cela représente un taux de participation de 36,8%. Sur le total des voix exprimées, seuls 76.416 bulletins ont été validés.
Les autres ont été annulés pour erreur de transcription de la part des électeurs. «Tout à fait normal», soulignent plusieurs observateurs, «vu que les bulletins électoraux étaient encombrés de signes des partis participants». Sur l’ensemble de ces voix, le PJD a glané 24.734 voix suivi du PAM avec 17.342, alors que l’Istiqlal en a obtenu 10.044. Et selon le représentant du PAM, c’est son parti qui a été le plus sanctionné par les bulletins nuls vu que sur les 17.000 non validés, 50% concernaient son parti.

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