Classe moyenne : Une reconnaissance royale

Classe  moyenne : Une reconnaissance royale

Le Souverain a réservé une importance particulière à cette catégorie

«Tel un édifice, la société forme un tout cohérent, dont le soubassement est la classe moyenne, le reste de la structure étant composé des autres strates sociales».

Le rôle de la classe moyenne et sa place dans la société ont été mis en valeur dans le cadre du dernier discours royal. En effet, SM le Roi Mohammed VI avait adressé un discours à la Nation à l’occasion du 66ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple. Dans ce discours, l’accent a été mis notamment sur l’importance de la classe moyenne. «Tel un édifice, la société forme un tout cohérent, dont le soubassement est la classe moyenne, le reste de la structure étant composé des autres strates sociales.

Dieu soit loué, le Maroc a commencé, ces dernières années, à se doter d’une classe moyenne, qui constitue, désormais, un véritable levier de production et un vecteur de cohésion et de stabilité», a expliqué Sa Majesté le Roi. «Eu égard à la centralité de la classe moyenne dans le corps social, il convient d’en préserver les fondements et les ressources, en réunissant les conditions favorables à sa consolidation et à son élargissement, en ouvrant des perspectives de promotion à partir de- et vers elle. Ces défis ne seront relevés qu’en hissant le taux de croissance à des seuils plus élevés, en générant plus de richesses, en veillant à une redistribution équitable des fruits du développement», a ajouté le Souverain précisant qu’au cours «des deux dernières décennies, le Maroc a connu un taux de croissance économique qui incite à l’optimisme, bien qu’il soit classé selon les indicateurs et critères appliqués aux pays pétroliers et gaziers. Indépendamment du débat sur les chiffres et les taux de croissance, il importe de surmonter les obstacles à la réalisation d’une croissance économique élevée et durable, et partant, génératrice de prospérité sociale».

Par ailleurs, le discours royal a mis l’accent sur la mise en œuvre de la régionalisation avancée ainsi que la charte de la déconcentration administrative. «Nous considérons qu’une bonne et parfaite mise en œuvre de la régionalisation avancée et de la Charte de déconcentration administrative est l’un des leviers les plus efficaces pour rehausser le niveau de l’investissement territorial productif et promouvoir la justice spatiale.

Or, malgré tous les efforts consentis et les textes de lois adoptés, un constat s’impose : de nombreux dossiers sont toujours traités au niveau des administrations centrales à Rabat, au point que les projets programmés s’en trouvent ralentis ou retardés et, parfois même, abandonnés», a indiqué le Souverain exhortant le gouvernement à donner la priorité à cette question, en corrigeant les dysfonctionnements de l’Administration et en mobilisant les compétences qualifiées, aux niveaux régional et local. «La responsabilité est partagée. Au point où nous en sommes, toute réticence ou erreur est inadmissible.

Il est donc plus que jamais nécessaire de remédier aux problèmes qui entravent le développement de notre pays. A ce propos, nous ne devons avoir honte ni de reconnaître nos faiblesses ni d’avouer les erreurs qui ont entaché notre parcours. Nous devons, au contraire, en tirer les enseignements qui nous permettront de corriger les défaillances, de redéfinir le cap à suivre», a conclu le Souverain.

Formation professionnelle

Le secteur de la formation professionnelle est appelé à jouer un rôle important dans le nouveau modèle de développement. Le discours royal a été consacré en partie au secteur. «Je tiens une nouvelle fois à souligner l’importance de la formation professionnelle pour la qualification des jeunes, notamment en milieu rural et dans les zones périurbaines. Grâce à une insertion professionnelle réussie, ces jeunes deviendront productifs et contribueront au développement du pays. En effet, l’obtention du baccalauréat et l’accès à l’université ne constituent pas un aboutissement en soi. Ce sont des étapes dans le parcours académique. Ce qui importe vraiment, c’est d’acquérir une formation qui ouvre des perspectives d’insertion professionnelle et de stabilité sociale. Je ne me lasserai donc jamais de mettre en avant le rôle de la formation professionnelle, du travail manuel dans l’insertion des jeunes», a dit le Souverain expliquant que «la promotion de la formation professionnelle est désormais une nécessité impérieuse, non seulement pour créer de nouveaux emplois, mais aussi pour mettre le Maroc en capacité de relever les défis de la compétitivité économique, d’être en phase avec les nouvelles évolutions mondiales survenues dans divers domaines».

Métiers

Il semble que certains métiers et filières dans la formation seront particulièrement mis en avant. «Sont concernés :

• En premier lieu, les métiers de l’artisanat, qui assurent aux praticiens un revenu décent et une vie digne ; • Ensuite, les industries agroalimentaires et les professions agricoles, qui devraient être implantées dans les zones de production, en fonction des ressources de chaque région ;

• Enfin, la formation de compétences nationales dans les secteurs du tourisme, des services et dans les nouveaux métiers du Maroc comme l’industrie automobile, l’aéronautique, les nouvelles technologies», avait détaillé le Souverain dans le discours adressé à la Nation à l’occasion du 66ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple. A noter enfin que le ministre de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Saïd Amzazi, avait signalé dans un récent entretien que «la formation professionnelle, qui est plus que jamais projetée au coeur du nouveau modèle de développement au Maroc, incarne le levier d’employabilité par excellence».

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