Compensation : Le Maroc souscrit une assurance internationale

Compensation :  Le Maroc souscrit une assurance internationale

Le pays s’apprête à renouer avec le «Hedging», selon la note de cadrage du PLF 2020

Le Maroc renouera en 2020 avec le «Hedging». Face à une éventuelle montée des prix en raison des tensions au Moyen Orient, le Maroc préfère jouer la prudence en souscrivant de nouveau une assurance internationale. C’est ce qui ressort en tout cas de la nouvelle note d’orientation du PLF 2020 qui vient d’être publiée. Cette dernière annonce une enveloppe budgétaire consacrée à la Caisse de compensation de l’ordre  à 13,6 milliards de DH pour l’année prochaine avec le recours «à une assurance face à une éventuelle hausse importante des prix à l’international».

Il faut dire que le projet de loi de Finances 2020 sera élaboré sur la base de l’hypothèse d’un prix du gaz butane à 350 dollars la tonne, d’une récolte céréalière moyenne (70 millions de quintaux), avec pour objectif un taux de croissance de 3,7%. L’Exécutif affime en outre que «l’élaboration des propositions relatives au PLF 2020 doit tenir compte d’une panoplie de mesures en droite ligne des efforts déployés par le Maroc afin de préserver ses équilibres économiques». Dans ce sens, les différents départements ont été appelés à se conformer à un certain nombre d’orientations lors de l’élaboration de leurs propositions au titre du PLF 2020, à savoir la maîtrise des dépenses, le recours à un financement innovant ou encore la mise en œuvre des différentes réformes.

Le PLF sera sous le signe de la rationalisation des dépenses sachant qu’il a déjà été procédé à la fixation des enveloppes budgétaires maximales pour chaque département ou institution, portant sur les dépenses de matériel et d’investissements. Ces derniers sont d’ailleurs invités à soumettre leurs propositions avant le 30 août 2019. La note d’orientation souligne que les propositions doivent prendre en compte la nécessité de maîtriser les dépenses des fonctionnaires à travers la rationalisation des propositions relatives à la création des postes budgétaires en les limitant aux besoins de base à même de garantir l’amélioration de la qualité des services rendus aux citoyens, tout en œuvrant à tirer le meilleur des capacités en matière de redéploiement des postes budgétaires pour couvrir le déficit réel aux niveaux spatial et sectoriel.

La note a également souligné la nécessité de revoir la méthode de gestion des allocations d’investissement par le biais de la rationalisation des demandes croissantes en termes de crédits et en donnant la priorité aux projets objet de conventions nationales et internationales signées devant SM le Roi ou scellées avec des institutions internationales ou des bailleurs de fonds. Cela dit, le gouvernement promet des efforts supplémentaires en matière des politiques sociales.

Plusieurs mesures seront prises, notamment l’accélération de la mise en œuvre de la réforme du système de l’éducation et de la formation, la poursuite de la généralisation graduelle de l’enseignement préscolaire, la consolidation du soutien social à la scolarisation.

Par ailleurs, la note évoque la nécessité d’accélérer le rythme de réalisation du programme de réduction des disparités sociales et spatiales dans le monde rural, d’accompagner la 3ème phase de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), de mettre en œuvre les engagements de l’accord du dialogue social ainsi que de continuer à subventionner les produits de base dans le cadre de la Caisse de compensation et d’élargir la couverture médicale en corrigeant les dysfonctionnements du système du RAMED.

Secteurs sociaux

Selon le gouvernement, le projet de loi de Finances (PLF 2020) donnera la priorité à la poursuite du soutien aux politiques sociales, à la réduction des disparités sociales et spatiales, outre la mise en place de mécanismes de protection sociale.

La note de cadrage de la loi de Finances annonce dans ce sens que la priorité sera également accordée à l’accélération de la mise en œuvre des réformes visant à améliorer les mécanismes d’une distribution équitable de la richesse (justice, régionalisation avancée, réforme fiscale), outre le renforcement de l’efficacité de la gestion des politiques publiques (réforme de l’administration, de la loi organique des finances et la gestion efficace de l’investissement).

De même, l’amélioration du ciblage des citoyens en situation de précarité, le développement des aides directes à travers l’adoption d’un cadre juridique et le lancement d’une phase de test du registre social unique (RSU), outre la poursuite de l’appui notamment aux femmes veuves, divorcées, mères en précarité figurent également parmi les priorités du PLF 2020.

Modèle de développement

Le gouvernement est déterminé à coopérer et à interagir positivement avec la commission en charge du nouveau modèle de développement du Royaume, qui sera installée prochainement par SM le Roi Mohammed VI. C’est ce qui ressort de la note d’orientation du chef de gouvernement concernant l’élaboration du projet de loi de Finances.

Le gouvernement entend donner à ladite commission un nombre de propositions et de suggestions qui vont dans le sens du renforcement de l’efficacité des grandes réformes qui seront mises en œuvre dans plusieurs secteurs dont l’enseignement, la santé, l’agriculture, l’investissement, la fiscalité, précise la même source.

Concrètement, le gouvernement envisage de poursuivre son action, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, avec davantage de rigueur et de responsabilité en matière de gestion de la chose publique et dans le cadre de son engagement à apporter des réponses adéquates aux préoccupations quotidiennes des citoyens.

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