Conseil de la ville de Casablanca: Les sociétés de développement local divisent les élus

Conseil de la ville  de Casablanca: Les sociétés de développement local divisent les élus

Le conseil de la ville de Casablanca de nouveau divisé. En effet, l’ordre du jour de la session de février qui doit avoir lieu aujourd’hui, comportait l’adoption de la création de plusieurs sociétés locales de développement.

Mais face aux divergences, l’examen et l’adoption de la création de ces entreprises ont été reportés à la prochaine session. Il s’agit notamment de la création de Casa contrôle pour évaluer l’action de la gestion déléguée de la propreté dans la ville, Casa patrimoine pour la préservation  du patrimoine architectural de la métrople ainsi que Casa animation pour la gestion des infrastrutures sportives et culturelles.

Ces propositions défendues par le maire de la ville, Mohamed Sajid, ne semblent pas pour le moment séduire l’opposition au sein du conseil de la ville ni même sa propre majorité. Dans ce sens, le groupe du PJD (Parti de la justice et du développement), membre de la majorité, avait également appelé au report des points relatifs à ces entreprises.

«Nous pensons que le conseil de la ville doit se donner plus de temps pour approfondir le débat autour de ses entreprises locales. Le but est de faire comprendre l’utilité de ces entités pour la gestion locale», explique Said Kachani, conseiller communal PJD. Et de poursuivre : «Nous ne sommes pas contre ces propositions mais nous voulons d’abord s’assurer de leur valeur ajoutée et surtout éviter de vider le conseil de la ville de ses compétences».

Pour sa part, le parti de l’Istiqlal a envoyé un mémorandum sur la question au maire et au wali de la ville de Casablanaca. Ce document est le fruit d’une journée d’étude organisée sur le thème par le parti de la balance.

Le mémorandum qui porte la signature de Yasmina Baddou, coordinatrice du parti dans la region de Casablanca, souligne que les documents transmis par le conseil de la ville aux élus sur ces entreprises sont «insuffisants pour permettre aux conseillers communaux d’avoir une idée claire sur le projet et avoir de ce fait un avis précis».

Pour les Istiqlaliens plusieurs documents sont nécessaires, à savoir les statuts, les conventions de réalisation et les conventions de gestion. «Le dossier de la session de février ne comporte aucun de ses documents», précise le parti de l’Istiqlal qui a fait une série de propositions au maire de la ville en rapport avec ces projets.

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