Corruption : 2.992 actions judiciaires engagées selon Mohamed Aujjar

Corruption : 2.992 actions judiciaires engagées selon Mohamed Aujjar

Le ministre de la justice affirme que le gouvernement agit avec «maturité, responsabilité et sagesse» et conformément aux dispositions légales

Selon la DGSN, les opérations et interventions entreprises par les forces publiques visant à préserver la sûreté et l’ordre publics dans la ville d’Al-Hoceima et les zones urbaines qui relèvent de son territoire depuis le 28 octobre 2016.

Le gouvernement est décidé à lutter contre la corruption sous toutes ses formes. Dans ce sens, le ministre de la justice, Mohamed Aujjar, a mis en avant l’interaction du gouvernement avec les rapports des instances de surveillance. De passage au Parlement dans le cadre des séances hebdomadaires des questions orales à la Chambre des représentants, il a souligné la nécessité de «la lutte ferme et légale contre toutes les formes de corruption et de la mise en œuvre des dispositions de l’État de droit». Plus concrètement, le ministre de la justice a révélé des chiffres sur les actions engagées en matière de lutte contre ce phénomène. M. Aujjar a ainsi fait savoir que 2.992 actions judiciaires ont été engagées en matière de corruption en 2016 et que 59 affaires de la Cour des comptes ont été transférées à la justice.

Il a également précisé que son département «adhère de manière effective à la mise en œuvre de la politique nationale de lutte contre la corruption, en présentant 61 projets, dont la majorité a été mise en application». Les parlementaires ont par ailleurs interpellé le ministre concernant les développements dans la province d’Al-Hoceima. En réponse aux questions des députés, M. Aujjar a indiqué que l’Exécutif agit avec «maturité, responsabilité et sagesse» et conformément aux dispositions légales, dans sa gestion du mouvement social que connaît la province. Il a ajouté que le gouvernement veille sur la régularité des mesures prises, notant que «toutes les procédures juridiques ont été respectées dans les cas de détention et aucune plainte n’a été déposée».

Il faut dire que les événements de la ville d’Al-Hoceima continuent d’occuper le devant de la scène. La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a fait savoir de son côté que les opérations et interventions entreprises par les forces publiques visent à préserver la sûreté et l’ordre publics dans la ville d’Al-Hoceima et les zones urbaines qui relèvent de son territoire depuis le 28 octobre 2016. «Certaines protestations ont connu une escalade dangereuse ayant attenté à la sûreté et l’ordre publics lorsqu’elles se sont transformées en rassemblements violents durant lesquels plusieurs personnes ont fait usage d’armes blanches, de cocktails Molotov, outre des jets de pierres blessant à différents degrés 298 policiers, dont des fractures au niveau des côtes et du crâne, des asphyxies et des brûlures», a noté la DGSN dans un communiqué. Et de poursuivre : «Ces blessures ont nécessité un arrêt temporaire de travail allant de 15 à 104 jours à l’exception des cas de deux policiers victimes de plusieurs fractures au niveau de la tête qui subissent jusqu’à présent un suivi médical minutieux à l’hôpital Cheikh Zayed de Rabat.

Ces actes de violence ont touché également les biens publics qui ont subi de graves dégâts estimés à 14,126 millions de dirhams, à travers notamment la détérioration et la destruction de 276 véhicules de transport de la sûreté nationale, de 1.260 unités de protection (casques, boucliers et gilets), de 24 barrières et de 3.885 accessoires d’uniformes». Enfin, la DGSN a assuré que les éléments de la force publique poursuivront les mesures de protection de la sûreté et de l’ordre publics, avec tout ce que cela implique comme maîtrise de soi et de retenue face aux provocations, d’une part, et de plein respect des textes de loi et des procédures administratives en vigueur, d’autre part.

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