Crimes du polisario dans les camps de Tindouf : Le gouvernement des Iles Canaries interpellé

Crimes du polisario dans les camps de Tindouf : Le gouvernement des Iles Canaries interpellé

Le dossier transmis aux autorités canariennes comporte des photos de tortionnaires

Le gouvernement autonome des Iles Canaries a été interpellé, une nouvelle fois, au sujet des crimes et exactions commis par le polisario contre les populations sahraouies retenues dans les camps de Tindouf, en territoire algérien.

Le président de l’Association des portés disparus du polisario (APDP), Dahi Aguai, a transmis mardi à la présidence du gouvernement des Iles Canaries un dossier détaillé sur les cas de torture et de disparitions forcées perpétrés par les tortionnaires du polisario dans les camps de Tindouf.
Dans une lettre accompagnant le dossier, Dahi Aguai, lui-même victime des atrocités commises dans les geôles des séparatistes, rappelle au chef de l’exécutif canarien la plainte pour génocide et violations graves des droits de l’Homme, déposée devant l’Audience nationale, la plus haute juridiction pénale d’Espagne, contre des responsables du polisario.

Le président de l’APDP demande aux autorités des Iles Canaries d’apporter toute l’aide nécessaire afin que l’un de ces tortionnaires du polisario, le dénommé Mouloud Lahsen résidant dans l’archipel, soit identifié et déféré devant la justice pour répondre de ses crimes contre les populations sahraouies. Mouloud Lahsen avait été identifié par ses victimes et des témoins lors d’une comparution devant le juge de l’Audience nationale, Pablo Ruz, souligne le président de l’APDP dans cette lettre, dont copie est parvenue à la MAP.

Le dossier transmis aux autorités canariennes comporte également des photos d’autres tortionnaires, de victimes de ces tortures et de Sahraouis portés disparus, ainsi que de détenus espagnols disparus dans les prisons du polisario.
L’Audience nationale avait accepté, en décembre 2007, une plainte contre des dirigeants du polisario et des officiers de la sécurité et de l’armée algériennes, pour «génocide, torture, disparitions forcées, détention illégale et violations graves des droits de l’Homme». Parmi les accusés objet de cette plainte, figure le chef des séparatistes, Brahim Ghali.

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