Dans la marche de la colère organisée par l ODT

Dans la marche de la colère organisée par l ODT

Plusieurs centaines de personnes ont pris part à la marche nationale organisée, hier à Rabat, par l’Organisation démocratique du travail (ODT), relais syndical du Parti socialiste. Les organisateurs l’ont baptisée «Marche nationale de la colère». Elle a démarré à la place Bab El Had avant de s’étendre sur les boulevards Hassan II et Mohammed V. selon la MAP (Maghreb Arab Press), les participants ont scandé des slogans appelant à la justice sociale et à l’amélioration des conditions des salariés et des couches démunies. De même, des banderoles appelant le gouvernement à «assumer ses responsabilités» au sujet de la promotion des secteurs de l’emploi, de la santé et de l’éducation, ont été brandies. L’organisation de cette marche intervient une semaine après la décision du gouvernement d’augmenter les prix du carburant à la pompe. Dans une déclaration aux médias, le secrétaire général de l’ODT, Ali Lotfi, a critiqué la gestion gouvernementale qui «met la pression sur le pouvoir d’achat des catégories les plus démunies et de la classe moyenne et creuse les disparités sociales», appelant l’Exécutif à «tenir ses promesses et ses engagements électoraux». Lotfi a également déclaré que cette marche, n’est motivée par «aucun agenda politique», et qu’elle s’inscrit dans le cadre de la lutte du syndicat contre «l’exclusion sociale et pour la justice sociale». Quelques jours avant l’organisation de cette marche, le secrétaire général du syndicat avait annoncé également l’organisation d’une grève nationale dont la date n’a pas encore été fixée. A noter qu’il s’agit de la deuxième marche organisée en l’espace de quelques semaines seulement. La CDT (Confédération démocratique du travail) et la FDT (Fédération démocratique du travail) avaient organisé une marche nationale à Casablanca.  Pour rappel, l’ODT a été créée en 2006 suite à une scission avec la CDT. L’Organisation n’est pas représentée au Parlement et ne participent pas au dialogue social avec le gouvernement. Au Maroc, seul les syndicats les plus représentatifs disposent de députés au Parlement et sont invités à prendre part aux rounds du dialogue social.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *