Débat à Rabat : Faudrait-il repolitiser les politiques publiques ?

Débat à Rabat : Faudrait-il  repolitiser  les politiques publiques ?

Les politiques publiques constitueraient-elles un enjeu au niveau de la scène politique? Peut-on assister à la repolitisation des politiques publiques? Ces questionnements pertinents qui s’avèrent intéressants à l’heure actuelle ont été posés, mercredi 20 février à Rabat, par des intellectuels issus de différents bords lors du lancement du forum civil du débat public consacré aux fondements constitutionnels des politiques publiques et initié par le Forum de la citoyenneté, l’Institut supérieur de l’information et de la communication et la fondation CDG. A vrai dire, l’organisation d’un tel événement à l’occasion du deuxième anniversaire du Mouvement du 20 février laisse présager que le choix de cette date n’est pas fortuit bien que Hassan Tarik, député de l’opposition, ait trouvé, lors de cette manifestation marquée par l’absence d’Abdelali Hami Eddine, du Parti de Justice et du développement, que «c’est une belle coïncidence !».
Le débat a été amorcé par le chercheur Abdellah Saâf qui a estimé que «l’un des grands enjeux pouvant permettre d’évaluer le succès ou l’échec des intervenants à la scène politique est la distinction entre ce qui est stratégique ou non, relevant des politiques publiques». Pour lui, c’est la pratique qui permettrait de révéler le niveau de conception atteint par les acteurs politiques à cet égard. L’académicien a également rappelé que les politiques publiques sont soumises au contrôle.    
Abdellah Saâf a, par ailleurs, évoqué l’article 12 consacré dans la loi fondamentale du pays à la société civile. «La conscience de la participation de la société civile est inexistante», s’est-il exprimé.  En abordant la relation entre ce qui est stratégique ou non, le contrôle et la participation de la société civile, Abdellah Saâf a trouvé, in fine, que les politiques publiques constituent une question transversale et verticale à la fois.    
Quant à Hassan Tarik, il a précisé que la Constitution puise ses fondements dans la participation, la démocratie et la gouvernance. A propos des politiques publiques, il estime que celles-ci ont une tendance libérale à la lumière de la dernière Constitution. Chose qui l’a amené à plaider en faveur de la repolitisation de ces politiques. Une thèse qui a également été soutenue par Mohamed Chiguer. En tant qu’économiste, M. Chiguer, qui a indiqué que les politiques publiques devraient être faites pour l’Homme, a expliqué que «les équilibres macroéconomiques devraient servir les équilibres sociaux et sociétaux».

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