Des apports complémentaires et mutuels entre les MRE et leurs régions d’origine

Des apports complémentaires et mutuels entre les MRE et leurs régions d’origine

Ils ont fait l’objet d’un colloque international à Rabat

Il est insuffisant que les marocains résidant à l’étranger (MRE) aient un apport aux régions dont ils sont issus. Celles-ci sont censées, à leur tour, jouer des rôles importants en leur faveur. Le constat se dégage des interventions lors du colloque international organisé mercredi soir à Rabat par la Chambre des conseillers et le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger, consacré aux Marocains du monde et à la régionalisation avancée.

A propos de cet apport complémentaire, les participants à l’événement sont unanimes. «Les conseils élus et leurs présidents sont tenus de fournir des services spécifiques et avec la célérité et l’efficacité requises à cette frange de citoyens eu égard à la nature de leurs attentes et de leurs aspirations», estime le ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur, Charki Draiss, en rappelant que la régionalisation contribue, entre autres, à l’attractivité des investissements.

«Le MRE est un investisseur, un promoteur et un propriétaire. Les procédures qui y ont trait se font dans les collectivités territoriales», indique, pour sa part, Mohand Laenser en sa qualité de président de l’Association des présidents des régions. «Si le MRE cherchait à s’approcher des régions, celles-ci sont censées actuellement entamer cette recherche puisque les MRE sont susceptibles de contribuer non seulement au développement de leur pays d’origine  mais aussi de leur région», enchaîne-t-il en proposant aux collectivités territoriales d’évoquer les MRE dans leurs programmes. Concernant le volet économique, le ministre chargé des MRE et des affaires de la migration rappelle, pour sa part, le programme socio-économique «Primo», avec l’union européenne, destiné à appuyer le potentiel économique des MRE dans l’Oriental. «Nous espérons que cette expérience sera étalée à d’autres régions», indique Anis Birou.

Quant à Abdeslam Seddiki, ministre de l’emploi et des affaires sociales, il a rappelé que le Maroc, signataire de 15 conventions dont les dispositions sont en cours d’application, se penche sur l’examen et la négociation de quatre projets de conventions. Comme il a déjà pris contact avec cinq pays pour la conclusion de conventions bilatérales outre l’élaboration d’un régime spécial de couverture sociale au profit des MRE établis dans des pays ne partageant pas avec le Maroc des accords de sécurité sociale. L’un des moments forts de l’événement c’est quand Fouad Ahidar, vice-président du Parlement bruxellois, a pris la parole. «Dire que la régionalisation va améliorer les choses oui, mais ce sont les élus qui peuvent changer les choses !», martèle-t-il. Dans l’ensemble, il aura tout dit.

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