Désaccord sur l‘ordre du jour de la session extraordinaire : Le gouvernement et la CGEM se fâchent

Désaccord sur l‘ordre du jour de la session extraordinaire : Le gouvernement et la CGEM se fâchent

Alors que l’Exécutif veut accélérer l’adoption du projet en question, le patronat crie à qui veut l’entendre qu’il n’est pas totalement d’accord avec le contenu de la réforme qui traîne d’ailleurs depuis pas mal de temps.

La tenue de la session parlementaire extraordinaire ne passera finalement pas comme une lettre à la poste. Et pour cause. Des acteurs politiques et institutionnels voient les choses différemment concernant l’ordre du jour. Il s’agit principalement du gouvernement et de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM).

Pour rappel, le chef de gouvernement Saâd Eddine El Othmani avait annoncé la volonté du gouvernement de convoquer une session parlementaire pour adopter les textes prêts. Il s’agit notamment du projet du livre V du code de commerce mais également le projet de loi relatif à la formation continue. Et c’est là où le bât blesse. Alors que l’Exécutif veut accélérer l’adoption du projet en question, le patronat crie à qui veut l’entendre qu’il n’est pas totalement d’accord avec le contenu de la réforme qui traîne d’ailleurs depuis pas mal de temps.

La CGEM a même tenté de prendre le gouvernement de court en annonçant l’organisation par son groupe parlementaire à la Chambre des conseillers d’une journée d’étude sur la formation continue. Une journée qui vient d’être reportée sine die suite à l’intervention du ministre de tutelle, en l’occurrence Saïd Amzazi, ministre de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

L’annonce de la journée d’étude est intervenue alors que les observateurs s’attendent à la signature du décret par le chef de gouvernement convoquant la session parlementaire extraordinaire dans les prochains jours. Il faut dire que le sujet est loin d’être anodin puisque la formation continue pèse des milliards de dirhams principalement financés par la taxe de la formation professionnelle.

En gros, le patronat veut un droit de regard sur la gestion de cette manne voyant d’un mauvais œil le rôle central accordé par la réforme aux acteurs publics.

Reste à savoir si les deux parties trouveront un accord sur le sujet sachant que le temps presse. En effet, l’accélération de l’adoption de la réforme est dictée par la volonté du gouvernement de respecter ses engagements vis-à-vis du Millennium Challenge Corporation (MCC).

Un don de 100 millions de dirhams dépendant de l’adoption du texte avant fin avril prochain. Ce désaccord arrive également à un moment où les deux parties participent au nouveau round du dialogue social afin de trouver un nouvel accord avant le 1er mai. Affaire à suivre.

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