Deuxième édition des «Panafricaines» : Les femmes journalistes engagées pour l’essor de l’Afrique

Deuxième édition des «Panafricaines» : Les femmes journalistes engagées  pour l’essor de l’Afrique

Cet événement était non seulement une occasion d’échange mais également le début d’un militantisme sans précédent : celui de promouvoir une image positive de l’Afrique dans les médias.

Après un premier rassemblement réussi en mars 2017 à Marrakech, les journalistes panafricaines passent aujourd’hui à l’action. Les retrouvailles des femmes du paysage médiatique africain ont eu lieu sous le signe de l’engagement et de la mobilisation. Plus de 200 représentantes de la presse écrite et audiovisuelle dont plus de 80 Marocaines ont porté la voix de l’Afrique à la deuxième édition des «Panafricaines», un forum initié par la chaîne nationale 2M.

Cet événement qui s’est déroulé à Casablanca du 25 au 27 octobre était non seulement une occasion d’échange mais également le début d’un militantisme sans précédent : celui de promouvoir une image positive de l’Afrique dans les médias. Des messages forts ont été lancés conférant à la femme journaliste un rôle important dans le développement de l’Afrique, le continent de demain. Retour sur les moments forts de cet événement.

Pour une image lucide des questions migratoires en Afrique

Déconstruire les mythes associés à la migration est le premier engagement porté par les Panafricaines. La finalité étant de rétablir la vérité autour de cette problématique et de favoriser une plus grande visibilité des questions migratoires spécifiques aux femmes aussi bien dans leur pays d’origine que dans leur pays d’accueil. C’est dans cette optique que les organisateurs ont choisi de placer cette deuxième édition sous le thème «migrations africaines : une chance pour le continent, une responsabilité pour les médias».

Un choix qui intervient à point nommé puisque le Maroc s’apprête à accueillir en décembre prochain le Sommet des chefs d’État et de gouvernement des pays membres des Nations Unies qui connaîtra l’adoption du «Pacte mondial pour les migrations». L’échange ne pouvait se faire sans la participation d’un panel de haut niveau. Nasser Bourita était de la partie.

Le chef de la diplomatie marocaine a saisi l’occasion pour réitérer à l’assistance les engagements du Maroc en faveur de l’Afrique et de la question migratoire. Le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale a insisté sur la nécessité de coordonner des actions afin de faire face aux enjeux liés à cette question. «Il faut que l’Afrique présente une vision lucide sur les questions migratoires et la responsabilité première revient aux pays africains eux-mêmes», a souligné M. Bourita.

Le chef de la diplomatie a, par ailleurs, appelé à bannir les clichés véhiculés par les médias autour de la migration insistant dans ce sens sur le rôle de ce secteur dans le changement des perceptions et des paradigmes.

Mobilité féminine, l’action de l’année

Les panafricaines sont sorties par un plan d’action ambitieux qui leur servira de feuille de route les mois à venir. Des ateliers thématiques ont eu lieu à huis clos durant lesquels les participantes ont décortiqué sous différents angles la question de la migration. Les échanges qui ont duré plus de 4 heures ont permis d’établir un certain nombre de recommandations qui seront portées par le réseau durant toute l’année.

Après un vote par voie électronique, la mobilité féminine s’est érigée comme action prioritaire (22% des votes). Les participantes à cet atelier ont appelé à adopter une nouvelle approche dans le traitement de ce sujet, notamment en donnant la parole aux femmes migrantes pour partager leurs expériences et success stories. Elles ont par ailleurs appelé à mettre en exergue la dynamique migratoire positive qui s’opère aussi bien dans les pays d’accueil que dans les pays d’origine. Un comité de suivi a été constitué dans ce sens pour concrétiser les principaux engagements pris et pérenniser l’action des Panafricaines.

Le Réseau panafricain s’organise

La deuxième édition des Panafricaines a été une occasion pour doter ce réseau de solides structures de gouvernance. «Les Panafricaines deviennent une plate-forme d’échange et s’engagent à devenir une véritable source d’information pour le réseau», indique dans ce sens Fathia El Aouni, rédactrice en chef principale en charge de l’antenne de Radio 2M. le réseau dispose d’un comité permanent représentant les médias de neuf pays du continent, en l’occurrence le Niger, le Mali, le Sénégal, le Cameroun, l’Égypte, le Madagascar, le Tchad, l’Ehiopie et le Maroc. Ce comité s’engage pleinement pour l’action des Panafricaines et ce sur une durée de deux ans. Le Réseau s’est également doté d’une haute instance de gouvernance. Il s’agit du Conseil des sages constitué de dix panafricaines occupant une place centrale au sein du paysage médiatique africain.

Ce conseil garantira le respect d’un code déontologique et éthique étendu à l’ensemble de l’organisation, tout en mettant à disposition ses différentes expertises au bénéfice des comités de suivi et du comité permanent.

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