Distribution de carburants au Maroc : La baisse du 1er trimestre est plus due au climat et à la contrebande

Distribution de carburants au Maroc : La baisse du 1er trimestre est plus due au climat et à la contrebande

La situation dans le secteur de la distribution des hydrocarbures continue de faire réagir les professionnels, notamment dans la foulée de la baisse de 10% des volumes écoulés au premier trimestre. Et déjà une première bonne nouvelle: le mois d’avril a connu un début d’inversement de tendance puisque les professionnels ainsi que des sources au Groupement des pétroliers du Maroc (GPM) nous signalent une légère hausse des volumes écoulés. Dans la foulée, les mêmes sources nous déclarent que la situation est moins alarmante qu’on ne le croit dans le sens où cette baisse de volumes, pour historique qu’elle soit, est moins liée à la baisse d’activité dans les secteurs économiques qu’à des facteurs exogènes.

Il y a d’abord le facteur climatique qui joue un rôle prépondérant pour l’économie toute entière et des carburants en particulier. En effet, le volume de carburant consommé étant en étroite relation avec l’activité des transports. Or il faut savoir, fait remarquer un professionnel, que le transport, par sa nature même, est l’une des activités qui sont les plus exposées aux aléas du ciel. C’est connu, le mauvais temps, les fortes pluies, les intempéries ou autres phénomènes se répercutent directement sur les flux et les déplacements aussi bien en ce qui concerne les marchandises que les personnes.

D’ailleurs, depuis des années, les prix des denrées alimentaires par exemple connaissent traditionnellement de fortes hausses durant les mois pluvieux à cause de leur rareté due justement à l’incapacité des transporteurs de les acheminer vers les grands centres de consommation. D’un autre côté et c’est un point sur lequel les professionnels sont tous unanimes, la distribution des hydrocarbures souffre surtout de la contrebande. Le fléau existe depuis des années et il est connu de tous surtout dans des villes comme Oujda, Berkane, Nador… Mais jusque-là ses répercussions se limitaient à la partie orientale. Or depuis quelques mois, les professionnels s’inquiètent justement de voir arriver des cargaisons de contrebande sur des villes comme Fès et Meknès et n’écartent pas que cela s’étende jusqu’à Rabat et Casablanca. Les professionnels ne nient pas que les autorités soient très mobilisées pour lutter contre ce phénomène mais visiblement il va falloir redoubler d’efforts pour traquer ce dangereux trafic.

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