Droits de l’Homme : le Maroc bien noté

Le Maroc figure parmi le groupe de pays salués par le Département d’Etat américain pour leurs efforts en matière des droits de l’Homme. Dans son rapport pour 2006 sur la situation des droits de l’Homme dans le monde, publié mardi, le Maroc est cité pour ses "progrès notables" pour le respect des droits de l’Homme. Sur les 15 pages réservées au Royaume, une bonne partie est dédiée au travail de l’Instance Equité et Réconciliation (IER) dont le rapport final a été publié, sur directives royales, le 15 janvier 2006. Le Département d’Etat US revient, par le détail, sur les diverses mesures entreprises, que ce soit pour l’établissement de la vérité ou encore l’indemnisation de milliers de victimes et de leurs ayans droit. Les responsables américains relèvent encore le rôle qui revient au CCDH, que ce soit pour continuer à superviser les actions décidées par l’IER ou les démarches entreprises pour consacrer le respect des droits de l’Homme en général.
En 2006, relève ce rapport, le Maroc n’a connu aucun cas de disparition forcée ou d’assassinat politique. Le document se félicite également de l’adoption, en mars de la même année, d’une loi contre la torture et qui prévoit des sanctions pouvant aller jusqu’à la prison à perpétuité contre les contrevenants.
Si les conditions dans les prisons marocaines restent en deçà des standards et normes internationaux, note ce rapport, il n’en demeure pas moins que le Maroc fournit de grands efforts pour l’amélioration des infrastructures et des conditions de santé et d’hygiène en particulier. Le Département d’Etat américain s’intéresse longuement dans son rapport à la liberté de presse et d’expression en affirmant que, malgré quelques poursuites judiciaires en 2006, la presse reste libre et que le gouvernement s’était mis à subventionner le secteur, y compris pour les publications adoptant une ligne éditoriale critique. Pour les auteurs de ce rapport, il en va de même avec les libertés religieuses au Maroc où juifs et chrétiens exercent leurs cultes sans la moindre restriction. Le Département d’Etat US affirme également que les ONG nationales et internationales travaillent en toute liberté au Maroc et, pour un grand nombre d’entre elles, en collaboration avec le gouvernement dans le cadre de multiples programmes et partenariats.
Réagissant à la publication de ce rapport, Thomas Riley, ambassadeur américain à Rabat, a félicité «le gouvernement marocain et la société civile marocaine pour leurs efforts visant à promouvoir une culture de respect des droits de l’Homme». Dans un communiqué rendu public hier, Thomas Riley a salué le «rôle important (du Maroc) dans la promotion du respect des droits de l’Homme au niveau international, aux Nations Unies et dans d’autres organisations».

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