Du beau cinéma à la Fondation ONA

Les participants au concours de courts métrages lancé par la Fondation ONA et Ali’N production ont été primés lundi soir. Lors d’une cérémonie organisée à la Villa des arts, trois courts métrages ont été récompensés.
Le film «cadre» de Abdelouahed El Moutana a reçu le grand Prix de la fondation ONA, «mort à l’aube» de Hicham El Jebari  a, lui, été gratifié du Prix spécial, et enfin «Ouled Viet » de Yann Barth a reçu la mention spéciale du Jury.
Ces gagnants ont été dévoilés par le cinéaste Nabil Ayouch qui a chapoté l’événement. Ce dernier en a profité pour présenter le concept de ce concours et d’exposer sa démarche. En fait ce concours est né suite à l’atelier de formation en technique de courts métrages. Un atelier qui a été initié par la fondation ONA et dirigé par Nourredine Ayouch, directeur de l’agence Ali’ N production. Cet atelier a été ouvert à tous ceux qui désiraient apprendre les techniques de la réalisation cinématographique. Le seul critère était de présenter un scénario sur le thème de la mémoire. En tout, soixante jeunes ont participé à cet atelier et quarante quatre scénarii ont été présentés. Mais finalement ce sont dix projets qui ont été jugés bons à réaliser et à produire. Il s’agit ente autres des films : «Flamme» de Kamal Kadimi, «Shift+suppr» de Jihame El Bahar, «Trust fighter» de Yassine Fennane et «trahi» de Rachid Joundoul pour ne citer que ceux-là. Les dix films réalisés ont été mis au regard du Jury, présidé par Nourredine Hachimi de la Fondation ONA.
Ce même Jury a déclaré que les films étaient très difficiles à départager. Seuls «Cadre» et «mort à l’aube» ont été primés. Les réalisateurs pourront se souvenir de ce concours grâce au trophée qui leur a été décerné à l’occasion. Mais, le Jury s’est trouvé face à un dilemme étant donné qu’ils ont également apprécié le film «Ouled Viet» de Yan Barth. Mais étant donné que seuls deux prix ont été prévus, à savoir le «Grand Prix de la Fondation ONA» et le «prix spécial du Jury», le Jury a décidé de le récompenser par une mention spéciale.
Les réalisateurs des autres sept films sélectionnés ne sont cependant pas rentrés bredouille. Ils ont pu bénéficier d’un certificat d’honneur. Un document qui pourra être cité dans leur curriculum vitae. Cela leur donne de la crédibilité et prouve qu’ils ont participé à un concours cinématographique. Les films primés ont été choisis pour avoir été entre autre fidèles au concept de mémoire et pour leurs petits budgets. «Cadre» et «Mort à l’aube» ont été en effet réalisés avec des petits moyens. Ils ont mobilisé une seule caméra et la technique utilisée se limitait presque à une seule prise de vue.
C’était le but même de l’atelier de courts métrages. Apprendre à réaliser une bonne création cinématographique avec de strictes moyens.
Le jury a également souligné que les courts métrages primés ont été choisis pour avoir intégré le côté sensible et émotif dans l’œuvre. Deux critères essentiels et auxquels les trois films primés ont bel et bien répondu.

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