Election des commissions préparatoires du 6ème congrès : L’Istiqlal poursuit son lifting

Election des commissions préparatoires du 6ème congrès : L’Istiqlal poursuit son lifting

Les préparatifs du 16ème congrès prévu en fin juin du parti de l’Istiqlal entrent dans le vif du sujet. Les 14 présidents des sous-commissions thématiques préparatoires du congrès ont été élus dimanche dernier. Ils ont ainsi entamé leurs travaux. «Leur mission sera de faire évoluer l’organisation interne du parti et de repenser les instruments de son management politique», a indiqué à ALM une source présente à cette réunion. Ceci s’avère être un défi de taille pour un parti qui fonctionne avec les mêmes mécanismes et la même architecture de ses instances depuis sa création avant l’indépendance. La situation de ce parti qui a 76 ans et qui a vu se succéder plusieurs générations n’est pas comparable à celle des formations politiques relativement récentes tel le PAM ou le RNI dont la reconfiguration peut se faire de manière plus facile. Selon, un membre du comité préparatoire, la réunion du dimanche a permis de présenter une feuille de route traçant la méthodologie à adopter, avant, pendant, et après la tenue du congrès. «Un document riche autour duquel travaillerons les commissions,  dont les présidents forment désormais une instance des plus importantes dans le cadre de la préparation de ce congrès et qui devra se réunir toutes les deux semaines». Parmi ces 14 sous-commissions, deux sont d’ordre logistique, l’une gérant les trois jours du congrès et l’autre les congrès régionaux  afin d’élire les membres du conseil national. Les douze autres sous-commissions ont une dimension purement référentielle. «Ces douze commissions s’occuperont du vrai travail politique et intellectuel, un travail qui abordera également des questions autour  du choix du  secrétaire général, du comité exécutif, la place de la femme, la représentation des régions… », précise notre source. Ainsi les membres du parti s’accordent à dire que le prochain congrès ne sera pas semblable aux autres , puisque l’idée est de renforcer le parti, le redynamiser, le faire évoluer. «C’est une question vitale, soit notre parti réussit à se porter à l’avant-garde soit il se banalise, et il disparaît», souligne un membre du parti. Cela doit passer par le renouvellement de toutes les instances du parti, du secrétaire général, au comité exécutif, passant par un nouveau conseil national. Par ailleurs, plusieurs noms sont pressentis pour se porter candidats pour succéder à Abbas El Fassi, actuel secrétaire général du parti.  Il s’agit de Abdelahad El Fassi, Saâd El Alami, et Mohamed Khalifa. Mais selon une source proche du parti, ces candidatures relèvent de la pure spéculation : «aucunes de ces personnalités ne s’est encore présentée de manière officielle devant le comité exécutif», souligne notre source et de préciser que  seul Abdelahad El Fassi a annoncé sa candidature mais dans les coulisses et pas de manière officielle.  Et nouveauté: Tout candidat à ce poste de secrétaire général doit présenter un programme de 5 ans  détaillant avec les chiffres et les lettres sa vision et s’engageant à le réaliser devant le conseil national. C’est ce qui a été décidé lors de la réunion de dimanche dernier.

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