Elections : week-end décisif pour l’Istiqlal

Le Conseil national, organe législatif, du Parti de l’Istiqlal se réunira, le week-end prochain, pour trancher sur la question des candidats du parti aux élections législatives du 7 septembre 2007. Ce rendez-vous, marqué par un exposé de Abbas El Fassi, secrétaire général, consacré aux élections, sera l’occasion de mettre les touches finales aux listes du PI.
Ce parti avait mis en place un système de notation basé sur un ensemble de critères : âge, diplômes, présence effective dans les sections ou les organes du parti, activités partisanes, ancienneté et évolution dans les structures. Selon une source au PI, la décision concernant les candidatures revient d’abord aux structures locales et régionales alors que le Comité exécutif est appelé à intervenir uniquement en cas de litige. «En principe seulement», réplique une source istiqlalienne qui indique que les «figures incontournables du parti ne sont pas concernées par ledit système de notation». Notre interlocuteur fait référence notamment aux membres du Comité exécutif qui se sont tous porté candidats.
À l’exception de membres qui se comptent sur le bout des doigts dont Mohamed Larbi Messari, entre autres. Les autres membres du même comité ont des mandats électifs comme c’est le cas pour les conseillers Mohamed Saâd Alami, Mohamed Ansari, Mohamed Soussi ou Abdelhak Tazi.
Une autre source va jusqu’à affirmer que Abderrazak Afilal a déposé sa candidature pour les prochaines élections plongeant ainsi la direction du parti dans un réel embarras.
L’autre source d’embarras pour le PI consiste en la présentation de candidats dans les circonscriptions où des élus et conseillers istiqlaliens ont fait l’objet de poursuites judiciaires en relation avec les fraudes du scrutin partiel du 8 septembre dernier. 
L’une des épineuses questions, examinées lors de ce week-end, est relative à la liste nationale dédiée, en principe, aux femmes. Le PI est ainsi divisé entre les adeptes d’une reconduction des mêmes figures féminines candidates lors du scrutin du 27 septembre 2002 et une autre partie favorable à une sélection plus "démocratique" permettant d’instaurer une sorte d’alternance pour les candidatures féminines.
Abbas El Fassi, lui, a décidé de se porter candidat à Larache non sans susciter la colère de Abdellah Bekkali, secrétaire général de la jeunesse istiqlalienne qui s’était déjà désisté, en faveur du ministre d’Etat, en 2002. Pour lot de consolation, les instances dirigeantes du Parti de l’Istiqlal envisagent de cautionner une vingtaine de candidatures parmi les membres de la jeunesse en les plaçant à la tête des listes de quelques circonscriptions ou, du moins, à des  positions éligibles.
Pour les besoins de leur campagne électorale, les héritiers de Allal El Fassi promettent des actions "modernes" au niveau de leur communication. Pour ce faire, le parti a déjà désigné une grande agence de Casablanca pour mener son offensive.
Le Parti de l’Istiqlal est l’une des principales formations politiques sorties gagnantes du dernier scrutin législatif, au point de disputer à l’USFP le poste de Premier ministre. Ce dernier poste est revenu en définitive à Driss Jettou. PI et USFP avaient annoncé, depuis plusieurs mois, la constitution d’une commission de coordination dont on n’a vu, finalement, aucune trace sur le terrain.

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