Emploi : la CGEM propose

Le patronat prépare activement les Assises nationales de l’emploi qui se tiendront les 22 et 23 septembre. A cet effet, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a rendu sa copie au Premier ministre comportant ses réflexions et propositions « susceptibles d’apporter une re dynamisation à la politique de l’emploi dans notre pays », comme le souligne un communiqué de l’instance patronale.
Des propositions visant l’élaboration d‘une politique permettant le passage d’une approche « moyens » à une approche « résultats », qui tournent autour de quatre axes primordiaux. Le premier volet n’est autre que la formation qui, selon les patrons, a besoin d’une réforme globale ayant pour but d’en assurer une plus grande employabilité. Pour ce faire, la CGEM préconise un suivi des performances de la formation professionnelle ainsi qu’une mise en place d’observatoires sectoriels prospectifs des métiers et des qualifications. Une approche régionale en matière de transfert de compétences et de responsabilités dans la formation doit également être adoptée.
La réforme proposée par la CGEM concerne en outre le système des Contrats spéciaux de formation à travers son externalisation dans le cadre d’une fondation spécialisée. Les propositions de la CGEM accorde une grande importance aux contrats emploi-formation. Dans ce sens, la Confédération préconise plusieurs mesures d’ordre technique et pédagogique qui sont à mettre en place pour les contrats de stage, d’insertion, de développement de l’emploi, les conventions de formation complémentaire pour l’emploi, les contrats d’emploi d’utilité sociale ainsi que les conventions d’appui à la formation de reconversion professionnelle. Pour dynamiser l’emploi, le patronat s’est penché sur un second volet, celui du code du travail avec, en tête des revendications, le développement de la réglementation relative au travail partiel et travail temporaire en plus de l’adoption de la loi organique réglementant l’exercice du droit de grève.
La CGEM saisit l’occasion de la tenue des Assises de l’emploi pour demander des amendements des « dispositions du cadre du travail jugées inapplicables par les partenaires sociaux », à savoir celles se rapportant à la médecine du travail et aux professions libérales entre autres. Toujours dans le cadre du code du travail, les propositions patronales ont aussi trait au Conseil supérieur de l’emploi et aux conseils régionaux qui doivent être activés.
Le dernier volet de la copie patronale concerne la dynamisation de l’action de l’ANAPEC, afin d’encourager les entreprises à recourir aux services de cette agence qui « devra impérativement intégrer les nouvelles technologies, simplifier les procédures et nouer un partenariat actif avec les entreprises privées opérant dans l’intermédiation en emploi », explique la même source. Et d’ajouter : « Si la croissance économique constitue le meilleur moyen pour créer des emplois, la CGEM est convaincue que dans le cadre d’une mobilisation nationale, une politique volontariste, réaliste, basée sur une vision qui garantit sa pérennité, à l’instar de certaines expériences de pays développés et de pays à développement similaire à celui du Maroc, peut nous aider à mieux gérer la problématique de l’emploi dans notre pays ».

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *